Vrac 44, un petit Vrac?

Un vrac très rapproché du précédent, forcément ça sera bien court !

  • Film/Doctor strange multiverse of madness : ha oui, j’ai regardé ça, j’avais zappé. C’est pas mauvais, juste totalement oubliable malheureusement. Ha, c’est Sam Raimi qui l’a fait? On s’en rend même pas compte,…
  • Série/She Hulk, advocate : loin du torrent de critiques négatives que se prend la série après les 3 premiers épisodes (même si une partie de ces critiques sont terriblement sexistes,…), je passe de plutôt bons moments devant cette série. Non que ce soit réellement bon mais c’est assez agréable dans le genre petite série d’avocat. Oui, ce n’est pas The Good Wife/Fight mais ça n’en a pas la prétention.
  • Série/Our Flag mean death : le fun ! Un truc de pirate déjanté. Il faut passer les deux premiers épisodes puis ça devient juste hilarant. Et le casting est excellent au passage.
  • Livre/Le sentiment de fer : Un recueil de nouvelle dans l’univers de l’excellent Gagner la guerre ! et de Janua Vera (recueil de nouvelle des plus honnêtes). Un résultat assez inégal allant du tout à fait correct à l’excellentissime. Je passe sur L’elfe et les égorgeurs et La troisième hypostase pour me concentrer sur les trois autres nouvelles, à commencer par celle qui donne son nom au recueil et qui est une chouette histoire de voleur bien dans la lignée de Gagner la guerre (avec un mini point bonus parce qu’il cherche à voler un livre). Je retiens aussi Profanation, le témoignage d’un détrousseur de cadavre à son procès qui mélange la fantasy crasse avec les histoires judiciaires. Et surtout, l’excellente Désolation, une merveilleuse histoire de nain écrite à la Tolkien.
  • Livre/Construire un feu : Un London non lu trouvé en boîte à livre, quel coup de bol ! J’avais été déçu par Histoire des îles mais cette fois-ci, ça a fait mouche. Deux versions bien différentes de l’excellente nouvelles éponyme en compagnie de six autres histoires se passant dans le grand nord. Cela donne un ouvrage d’une grande qualité, à ranger parmi les (nombreux) excellents London.
  • Livre/Aux arbres, citoyens. : je continue dans mes lectures d’écolo de base. C’est très bien, plein d’informations intéressantes et de chouettes anecdotes. On n’apprend malheureusement rien de bien essentiel et inattendu mais cela reste une lecture des plus agréable. Ha si ! Il faut que je lise Walden.
Vrac 44, un petit Vrac?

Vrac 43, rien à voir avec la Haute-Loire

Encore plus d’un mois (estival) plus tard, un nouveau vrac, forcément marqué par deux semaines de vacances. Un gros vrac, avec beaucoup de livres (mais pas que) et qui commence par une fabuleuse lecture :

  • Livre/La maison dans laquelle : ça attaque avec du lourd. Un énorme pavé de chez Monsieur Toussaint Louverture et comme à chaque fois que je lis un des ouvrages de la collection des grands animaux, c’est une belle claque que je me prends dans la tête. Et cette fois encore je n’ai pas été déçu. La présentation ne dit pas grand chose du contenu et je ne compte pas moi non plus révéler de quoi il est sujet dans ce livre. Je vous dirais juste que c’est un sacré chef d’œuvre (ma lecture favorite de l’année, probablement l’ouvrage que je préfère dans cette collection pour le moment excellente). Bref, foncez ! C’est bien écrit, c’est un univers prenant (bien qu’un peu dur à appréhender) et plein de personnages riches et attachant. Un livre-monde fascinant qui me hante toujours deux semaines après l’avoir refermé.
  • Livre/Té Mawon : dur dur de passer après le précédent. Et c’est un livre cyberpunk, genre que je ne goute pas plus que cela. Mais cela a, là aussi, été un véritable plaisir que de le lire. L’histoire de plusieurs personnages qui, chacun avec leurs armes, tentent de renverser le monde dans une mégapole caribéenne futuriste. Un très bon livre bourré de qualités, du rythme haletant au scénario bien troussé (avec une petite réserve de ma part sur la résolution finale) en passant par un type de personnage très bien trouvé (les traductrices). J’ai eu l’impression d’être face à une excellente partie d’un jeu de rôle de Mike Pondsmith (ce qui, dans ma bouche est un gros compliment). Et surtout, le principal point fort de ce livre, c’est sa magnifique langue, fabuleux mélange entre le créole et le jargon cyberpunk.
  • Livre/Blackwater, la crue : on va faire plus sobre à partir de maintenant. Un livre dont on a beaucoup entendu parler (en bien) et qui m’a malheureusement déçu. Cela semble être le début (par une crue) d’une saga familiale chez une riche famille de l’Alabama. Ca se lit très facilement mais je n’ai finalement pas tellement accroché sans pouvoir trop dire pourquoi. Peut-être est-ce parce qu’il ne s’agit que d’une introduction? A voir si je vais plus loin,…
  • Livre/Bâtir aussi. Ola. Ce n’est pas mauvais. Mais je vais avoir du mal à en parler. Un ensemble de texte d’auteurs différents dans un même univers (les printemps arabes de 2011 ont fait boule de neige et la France de 2021 est une sorte d’utopie communarde). L’ambiance est sympa et un peu séduisant pour les sympathisants d’extrême gauche. Mais l’ensemble est des plus inégal et un peu brouillon. Cela aura été sympa à lire, intéressant et parfois motivant. Un bon outil de réflexion mais pas un bon livre malheureusement.
  • Livre/Petite histoire politique des banlieues populaires : un court essai qui fait ce qu’il annonce dès le titre. C’est intéressant, plein de références permettant d’étayer ce que l’on sait déjà mais loin de nous apprendre foncièrement grand chose sur le sujet. Une lecture rapide et utile.
  • Livre/Le grand traité du jardin punk : oui, j’ai lu un livre de jardinage. Et même que j’ai envie de mettre en application certaines des idées développées dedans. Et même que je me suis dit que j’aurais envie d’avoir un vrai jardin pour aller plus loin. Un nouveau coup de cœur qui me semble pouvoir faire l’effet d’un déblocage sur le sujet du jardinage. Et un point de vue politique radical et intéressant (auquel je ne peux que souscrire) sans être trop envahissant.
  • Série/The Boys, saison 3 : j’avais apprécié la première, été mitigé pour la 2 et cette saison 3 est entre les deux permettant au rythme et au casting d’oublier les défauts qui restent derrière.
  • Série/Sandman, début de saison 1 : après deux épisodes, je suis satisfait. C’est très fidèle au comics (que j’ai longtemps cité comme ma lecture préférée de tout les temps, ce que je pourrais probablement toujours faire parfois) pour le moment et je suis ravi de retrouver cet univers (et ces personnages tellement marquants). Le casting est excellent (un sans faute pour le moment?), visuellement c’est au poil. Franchement, je ne demande rien de plus.
  • Visite/Aubusson : gros coup de cœur pour cette ville que j’ai trouvé extrêmement belle, surprenante et agréable. Et c’est sans parler de la cité internationale de la Tapisserie qui est un magnifique écrin hébergeant quelques bijoux (tant en tapisseries historiques que pour les créations contemporaines sur Tolkien et Miyazaki) et proposant une visite des plus pédagogiques.
  • Visite/Musée de l’imprimerie de Nantes : une excellente surprise. 2h de visites guidées par un ancien typographe qui fait tourner les machines et explique parfaitement le fonctionnement et l’histoire de l’imprimerie. Une chose supplémentaire à faire dans cette superbe ville.
  • Jeu de société/Twilight Imperium : la drogue, la drogue, la drogue ! Et c’est toujours aussi bien. On va essayer de s’organiser de façon à pouvoir jouer plus régulièrement (tous les 3 mois possiblement).
Vrac 43, rien à voir avec la Haute-Loire

Vrac 42, universalité des réponses.

Un petit vrac cette fois-ci. Il faut dire que le livre que je suis en train de lire est un sacré pavé bien long à lire. Quelques petites choses néanmoins :

  • Livre/La sirène d’Isé : offert par le boulot (à cause du nom, forcément) il y a un moment, il était temps que je le lise alors qu’il a réussi à convaincre ma femme. Et c’est un grand oui ! Un ouvrage des plus poétique dont l’ambiance, le cadre (un sanatorium et son jardin labyrinthique au bord d’une mer déchainée) et les personnages (Malgorne, le jardinier muet né dans ce sanatorium et Peidre, fille d’un capitaine vivant dans un phare) marque l’esprit. Le tout servi par une très belle écriture. Petit bonus, cela fait une chouette inspiration jeu de rôle alors que cela n’a rien à voir !
  • Livre/Aucune étoile aussi lointaine : je ne suis pas un lecteur de ce genre de SF mais c’est là aussi une très belle découverte que cet ouvrage de Serge Lehmann (lisez les Brigades chimériques), un chouette roman d’apprentissage bien poétique (encore) très bien écrit mais surtout très bien construit. On y suit un jeune prince, héritier d’une lignée de navigateurs/explorateurs à une époque où l’on utilise des portes pour se déplacer dans l’espace alors que lui souhaite devenir le plus grand pilote de tous les deux.
  • Série/We own this city : quatre épisodes de plus et j’ai fini cette première saison. Et, si ce n’est pas ma série préférée de la paire David Simon/George Pelecanos cela reste excellent. Bien rythmé, bien campé, très bien écrit. On retrouve les qualités habituelles de leur travail et au final les principales critiques tiendront du format (6 épisodes, ça ne peut pas encore avoir l’amplitude d’un The Wire qui en fait 10 fois plus mais on en reparlera si la série continue assez longtemps ce qui est malheureusement peu probable) ou du style des auteurs (assez atypique avec une narration mise au premier plan plutôt que la recherche de l’action et du rebondissement).
  • Jeu de société/Dominion : good old time, souvenir de lycée. Et ça fait toujours le taff pour des parties courtes et dynamiques. Après, ça a toujours les même soucis de faiblesse des interactions et de coté hyper mécanique et combinatoire.
  • Jeu de société/Root : on me l’avait bien vendu, que cela soit de vive voix ou par internet. Chacun joue un peuple animal qui a ses propres règles (et pour le coup, on parle bien de règles spécifiques à un peuple, pas juste de quelques éléments secondaires) et qui cherche à se développer de son mieux dans la forêt. Une partie et l’on a le cerveau qui fourmille face aux possibilités. Certes on n’a pas compris exactement ce que faisait les autres au début mais on s’est laissé prendre par son propre peuple, en cherchant à optimiser. Plus le temps passe et plus j’ai envie d’y rejouer, pour découvrir les autres mécaniques ou tester d’autres choses avec celle que j’ai joué. Autres petits bonus : les systèmes sont clairement bien pensés et ne semblent pas juste plaqué sur une ambiance. Et le matériel est très beau.
Vrac 42, universalité des réponses.

Vrac 41, comme ces propositions qui vont sauver les urgences,…

Ola, j’ai du retard sur mes vracs. Je vais donc essayer d’être succinct :

  • Livre/Une parisienne à Lhassa : un peu décevant, cela ne restera pas dans les récits de voyage qui resteront dans ma mémoire malheureusement. La plume a beau être agréable, j’ai l’impression que tout tourne autour de l’autrice et de son « aventure » plutôt que de nous parler du pays, de ces paysages et des habitants. Peut-être avais-je trop d’attente face à cet archi-classique du genre?
  • Livre/Le dernier apprenti sorcier : Le Rêve de l’architecte, Les Disparues de Rushpool et L’arbre des pendus : je continue cette série et cela se lit toujours comme du petit lait. Cela faisait d’ailleurs bien longtemps que je n’avais pas lu de suite autant de livres d’un même auteur. Je pense que le quatrième volume (le Rêve de l’architecte) doit être mon favori de la série pour le moment, probablement à cause de cette thématique justement de l’architecture présente dans tous les volumes et qui prend ici toute sa place. Et peut-être aussi à cause d’un sacré rebondissement ! Le suivant est une mise au vert au milieu de l’ambiance habituellement urbaine.. Quand au sixième, j’ai moins apprécié. Il est fait pour résoudre pas mal de questions précédemment posées et ramène beaucoup de personnages secondaires. Cela reste digeste mais ça perd en sympathie.
  • Livre/Elisée Reclus : Géographe, anarchiste, écologiste : on avance mon éducation politique avec cette biographie d’un personnage aussi important que fascinant. Je ressors un peu mitigé de cette lecture, partagé entre le plaisir de découvrir la vie et la pensée de Reclus et mon exaspération face au style de l’auteur,…
  • Livre/Kirby O’Donnell : les aventures d’un aventurier américain par le papa de Conan. Rien à ajouter. De l’aventure, de la bagarre, du dépaysement. C’est aussi agréable à lire que ça sera vite oublié.
  • Livre/Urbex Session, le livre : un nouveau livre d’Urbex qui veut romancer les visites. Pas mal de redites avec ce que j’ai déjà lu à ce sujet. La couche de fiction n’est ni très bien écrite ni originale. Pas celui que je recommaderais.
  • Film/The Old Guard : lu pour du jeu de rôle, une sorte d’Highlander avec des bons sentiments. L’idée de départ est plutôt sympa, il y a quelques éléments très intéressant et un bon casting mais l’intrigue centrale bien décevante. Au moins, j’en ressort avec plein d’idées !
  • Film/Rêves d’Himalaya : un type qui traverse l’Himalaya à vélo en moins de deux mois. C’est beau mais assez répétitif et parfois même énervant par certains côtés.
  • Série/Lazy Company : Le débarquement façon Kaamelott. C’est grosso modo vendu comme cela et c’est grosso modo ce que c’est.
  • Série/We Own This City : la nouvelle série de David Simon et George Pelecanos sur le trafic de drogue à Baltimore. Deux épisodes et, comme prévu, c’est du pur plaisir.
  • Série/Miss Marvel : deux épisodes et j’ai apprécié. Une origine story classique, du Marvel classique mais un personnage intéressant. Je suis accroché.
  • Jeu de société/Cartographers : un jeu de cartographie. Plus géométrique que géographique. J’aime bien, madame un peu moins.

Vrac 41, comme ces propositions qui vont sauver les urgences,…

Un film de grande envergure ?

Il est rare que je consacre un article à une seule œuvre et cette fois, ce sera le cas. C’est que l’œuvre en question m’a marqué. Et c’est effectivement le cas pour Birds of America.

Birds of America, qu’est ce que c’est?

Il s’agit d’un film documentaire qui part sur les traces de Jean-Jacques Audubon (nommé d’après l’un de ses livres), un peintre français, ayant parcouru la Louisiane en cherchant à représenter tous les oiseaux qui peuplent cette zone au début du XIXe siècle. Partant de là, l’équipe retourne aujourd’hui sur les bords du Mississipi pour faire un constat de ces 200 ans d’évolution.

Le premier constat qui vient à l’œil du spectateur, c’est la beauté du film, entre les magnifiques peintures d’Audubon mise en parallèle aux paysages actuels, tant naturels que transformé par l’homme avec d’énormes usines et autres constructions industrielles (par moment, j’ai eu l’impression d’être face à certains paysages urbains de SF presque post-apocalyptiques). S’ajoutent aussi parfois d’anciennes photographies qui viennent compléter ces images. En bref, ça claque sévèrement.

Mais ça c’est pour ce qui est du fond. Parce que la grande force du film, c’est le fond. N’y allez pas pour voir un classique documentaire animalier, c’est plus que cela.

  • Comme attendu, le film parle énormément d’écologie avec toute ces espèces d’oiseaux disparues mais aussi des dégâts infligé par la pollution. C’est le sujet prévu et le film le fait bien. Mais j’avais peur qu’il ne fasse que cela. Heureusement ce n’est pas le cas.
  • Le second sujet prévisible, c’est la partie artistique. Et c’est aussi passionnant, en particulier tout l’aspect histoire de l’art que cela soit le positionnement d’Audubon par rapport à ce qui le précède (pourquoi il arrive pile à ce moment là, en quoi c’est novateur, en quoi ça se rapproche d’autres artistes sur des sujets différents,…), les évolutions qui vont suivre et en quoi il inspire encore aujourd’hui le street-art.
  • Sujet suivant traité par le film, forcément l’histoire des Etats-Unis, avec les gros moments d’histoire vécus de l’intérieur par Audubon et qui ont influencé sa vie puis la postérité de son œuvre.
  • Enfin, dernier sujet et principale surprise pour moi, l’aspect immensément politique de ce film. Et au-delà des thématiques écologiques. On y trouve pêlemêle des critiques des grandes entreprises, un parallèle très convaincant entre la disparition des amérindiens et des oiseaux (d’ailleurs, ce sont les amérindiens qui sont les plus présents parmi les personnes interviewées dans le film) et un état des conséquences dramatiques des diverses catastrophes sur les populations afro-américains.

Donc, si vous avez la chance de pouvoir le voir, je ne peux que vous inciter à vous intéresser à ce film, idéalement au cinéma. Il vaut vraiment le coup d’œil.

Un film de grande envergure ?

Un lieu à rêver,…

Il y a quelques temps, je parlais dans un article précédent de ce que je ferais si je gagnais une fortune inimaginable : acheter un bâtiment désaffecté et en faire un lieu de sociabilité. Mais je ne détaillais pas ce que je souhaitais y mettre, gardant cela pour un autre article, que voici donc !

Imaginons donc que j’ai gagné cette fortune et réussi à acquérir ces vinaigreries Orléanaises. Qu’est ce que j’en fait? Naturellement, j’ignore toutes les questions légales, administratives et autres, considérant que j’ai les mains entièrement libre (parce que si c’est pour rêver, autant le faire à fond bis).

Première chose, je veux un énorme bar avec la possibilité de commander diverses planches (végé, charcuterie, fromage, sucrées,…). Une grosse salle au rez-de-chaussée cœur du lieu avec une scène (on y reviendra) et une mezzanine faisant le tour de cette salle et permettant de voir la scène. De là, aux deux niveaux, diverses autres salles de tailles disparates aux attributions variées pouvant être pérennes ou éphémères. Quelques utilisations possibles :

  • Des salles possiblement privatives dépendant du bar.
  • Une librairie, forcément. Indépendante, associative et militante. Sur le modèle de Charybde et Scylla à Paris (un excellent podcast sur le sujet).
  • Des salles d’expositions.
  • Des lieux de réunions pour des associations.
  • Des salles pour artistes qui s’installent temporairement (résidences d’artistes, tatoueurs, autres lieux de création…)
  • Une salle d’enregistrement de radio ou de podcast
  • Une salle dédié à divers jeux
  • Des salles « jeunesses » (avec des principes d’autogestion possiblement?)
  • Des salles en non mixité.
  • Et toute possibilité que l’on pourrait imaginer.

La scène, la scène, la scène,… Forcément, il faut quelque chose de central permettant de mettre différentes activités. Et quelque chose qui me corresponde. Mais quoi de mieux qu’un ring franchement? On peut y faire des petits concerts, du stand-up, du débat, de la conférence et (forcément) du catch. Et un tel ring, c’est idéal pour faire des soirées open-ring/open-mic tout en mélangeant diverses formes d’art (en mélangeant le Wrestling Open de chez Beyond à des concepts plus classique).

Autre élément, je conserverais l’extérieur tel qu’il est aujourd’hui, c’est à dire ouvert aux street-artistes, en lien avec l’intérieur où ils pourraient exposer et laisser leurs coordonnées.

Petit bonus. Les illustrations de cet article ont été pillées dans divers projets de réaménagements proposés par des architectes pour la réhabilitation des vinaigreries Dessaux. Vous pouvez retrouver ces propositions en ligne :

Un lieu à rêver,…

Vrac 40, L’intro des vracs n’ayant aucun sens, un vrac sans aucune intro

  • Livre/Les femmes aussi sont du voyage : comment dire,… Le livre est une intéressante réflexion sur le sujet. Mais ce n’est pas le livre que je voulais voir, je m’attendais à des présentations successives d’aventurières, pas à un travail plus transversal. Ce n’est néanmoins pas un défaut de ce livre, juste un décalage entre mes attentes et la réalité du bouquin (dont l’approche est surement plus intéressante d’ailleurs que ce que je pensais voir). Une fois ceci accepté, l’étude elle-même est très bien réfléchie et l’on ne peut qu’y souscrire. J’ai malheureusement trouvé l’ensemble relativement désagréable à lire avec pas mal de redites.
  • Livre/Une Cosmologie de monstres : une véritable déception celle-là. Un livre d’horreur ultra référencé et qui, de mon point de vue, enchaîne les clichés déjà lu dans divers bouquins et comics,… Pas du tout pour moi donc,…
  • Livre/Dans la dèche à Paris et à Londres : Récit autobiographique d’Orwell sur ses années de misère à Londres. C’est bien et j’aurais probablement adoré ce livre si Le peuple de l’abîme n’avait pas existé et n’était pas un livre aussi percutant. Forcément face à London, dur de faire le poids même si ce Dans la dèche à Paris et à Londres reste une lecture bien intéressante sur la situation des populations déshérités de cette époque.
  • Livre/L’abomination de Dunwitch : j’avais laissé ce recueil de nouvelle de côté sans me souvenir pourquoi,… Je l’ai repris et je me vite rappelé à quel point 95% des écrits de Lovecraft étaient des purges à lire pour moi,… Tellement rude à lire malgré quelques pépites et un univers monumental,…
  • Livre/Explorations urbaines, analyse et récits du Grand Lustucru : une analyse des différents mouvement récents sur l’exploration urbaine jusqu’à la présentation du groupe de l’auteur, Le Grand Lustucru. Puis une présentation de sa production poétique. Forcément cela m’a plu et je trouve que c’est une très bonne suite pour l’excellentissime Walkscape. Une nouvelle source d’inspiration me donnant envie de mettre en pratique certains éléments et de redécouvrir ma ville autrement.
  • Livre/Dictionnaire amoureux des explorateurs : cela fait un moment qu’il traîne dans ma bibliothèque et j’avoue beaucoup aimer y revenir pour consulter un article ou me renseigner sur un explorateur. Pas grand chose à dire de plus si ce n’est le recommander.
  • Film/Hit the road : Haaaaaaaa, un film. Et un retour au cinéma. Rien que pour ça, ça fait plaisir. Pour ce qui est du film lui-même,… Dieu que c’est beau ! Au niveau de la photographie, c’est juste une tuerie. Ensuite, le contenu,… Une histoire de famille dans l’Iran actuel. Le film serait presque parfait s’il se passait davantage de chose et s’il n’était pas empli de longueurs,… J’ai malgré tout passé un bon moment mais je ne suis pas certain que sans l’aspect « retour au cinéma après un trop long sevrage » cela aurait été autant le cas. Et les thèmes me parlent beaucoup ce qui ne sera pas le cas de tout le monde.
  • Film/Spider man, no way home : changement d’ambiance avec une mise à jour Marvel. J’avais beaucoup aimé Homecoming et détesté Far from Home. Qu’en sera-t-il cette fois-ci? Je dirais que c’est à mi-chemin. Le scénario est brouillon, le film assez convenu. Mais c’est une véritable partie de plaisir, hommage à tous les films Spider-Man fait jusque là. Rien de transcendant mais le genre de truc qui file le sourire et qu’on oubliera vite. Ce que Marvel sait faire de mieux !
Vrac 40, L’intro des vracs n’ayant aucun sens, un vrac sans aucune intro

Vrac 39, rien à ajouter.

Beaucoup de lecture et ce n’est pas fini ! Mais pas que,…

  • Série/Moon Knight : les séries Marvel, ça marche pas trop avec moi ces derniers temps. Mais après avoir vu les cinq premiers épisodes, j’ai hâte de voir le dernier, beaucoup plus que par leurs dernières productions. Est-ce à cause de l’ambiance Egyptienne? Du personnage campé par Oscar Isaac? Du ton plus sombre que d’habitude? Je ne sais pas mais pour moi ça marche !
  • Visite/Clos Lucé : Les vacances de printemps ont été l’occasion d’une sortie familiale dans le fameux château de Leonard de Vinci et ça a été une très belle découverte tant pour les enfants que pour les parents. Le bâtiment lui-même est très joli mais c’est les extérieurs et les inventions qui y sont présentées qui marquent le plus les esprits faisant de ce lieu un site véritablement unique et marquant.
  • Revue/180°C Des recettes et des hommes, numéro 27 : la production de ce genre de revues thématiques semble se développer ces derniers temps (ou alors c’est moi qui y fait de plus en plus attention lorsque je flâne en librairie) et plusieurs d’entre elles ont attiré mon regard. J’ai donc craqué sur ce numéro d’une revue culinaire résolument écolo, un numéro à la thématique fromagère. Bardé de recettes salivantes (mais trop compliquées pour moi) reliées à des articles relativement intéressants, c’est une lecture sympathique donnant bien faim mais pas des plus marquantes malheureusement. Pourquoi pas à l’occasion mais pas plus que cela…
  • Revue/Bout du monde, numéro 50, Alpiniste : la littérature de voyage, c’est mon truc. Donc une revue sur le sujet, je voulais y jeter un œil et ce numéro dédié à l’alpinisme était une bonne occasion. Là aussi, j’en ressors avec un sentiment un peu mitigé face à l’intérêt aléatoire qu’ont suscité les textes, certains me passionnant (l’exploration d’Eric Shipton pour accéder au Nanda Devi par exemple) pendant que d’autres me laissaient de marbre. C’est probablement le lot de ce genre de revue. J’y rejetterais un œil de temps à autres, si d’autres thématiques attirent mon regard !
  • Livre/Détruire les villes avec poésie et subversion : avant de parler du livre en lui-même, il faut que je revienne sur ce titre qui est si beau et si prometteur, justement plein de poésie et de subversion. Il s’agit du recueil de numéros de Désurbanisme, un fanzine consacré à détricoter nos villes actuelles. Forcément, le sujet m’intéresse et j’ai découvert une réflexion extrêmement riche et inspirante avec de belles petites touches d’humour. Seul petit regret, le format recueil qui rend l’ensemble un peu rude à finir lorsqu’on a la mauvaise idée de lire l’ensemble d’une traite comme je l’ai fait. Lisez quelques extraits, promenez vous dans votre ville et passez à autre chose. Puis revenez-y !
  • Livre/Le dernier apprenti sorcier, tome 3 : Murmures souterrains : j’avais parlé du tome 1 en aout 2020 sans poursuivre immédiatement la série. J’ai dévoré le second en début d’année sans en parler ici avant d’enchaîner sur le 3. Et je dois dire que j’ai vraiment hâte de passer au quatrième. Cette série d’Urban Fantasy londonienne, tout en se concentrant sur un nouvel aspect à chaque numéro (les rivières/les clubs de Jazz/le monde souterrain) continue de prendre de l’ampleur, élargissant petit à petit la mythologie de l’univers créé par Ben Aaronovitch, comblant des trous laissés précédemment tout en ouvrant de nouvelles pistes. Ca se lit comme l’on dévore un paquet de délicieux nougats et l’on en redemande !
  • Livre/Utopies réalistes : la principale déception de cet article. Non que ce livre soit inintéressant mais je ne l’ai sûrement pas lu au bon moment et il ne vient que confirmer certaines de mes convictions sans m’apporter les billes que j’espérais y trouver ni l’espoir qu’il essaye de raviver. Il y a cinq ans, avant la présidentielle de 2017, cela aurait tellement passionnant tant ce livre rentre en résonnance avec la campagne à l’époque de Benoit Hamon. Tant pis,…
  • Livre/Dans la forêt : Et l’on termine avec ce gros coup de cœur. Les livres traitant de mondes post-apo, ce n’est pas forcément toujours une réussite (même si sous la plume de London, ça marche forcément) mais là, Jean Hegland a vraiment réussi son coup en se concentrant sur la vie de deux jeunes sœurs vivant seules loin du monde dans la forêt pendant que la société -au loin- est en train de sombrer. Sororité, robinsonnade, hymne à la nature,… Le post-apo n’est qu’un prétexte pour parler de ces sujets et l’on en ressort chamboulé par une histoire tour à tour belle, déchirante, triste et heureuse. Vraie grosse claque que ce livre résolument politique (à la fois féministe, écolo mais aussi optimiste par bien des aspects). Etrangement, j’y ai trouvé avec une grande surprise bien des choses que j’attendais découvrir dans Utopies réalistes,…
Vrac 39, rien à ajouter.

Vrac en série, 38ème du nom

En faisant cet article, je me suis rendu compte que j’avais énormément de chose à dire dans ce Vrac que j’ai beaucoup trop retardé. Il sera donc extrêmement chargé et divers. C’est parti !

  • Radio/L’Embéllie : A vrai dire, je n’avais pas prévu d’évoquer cette très bonne émission de France Inter mais écrivant cet article en l’écoutant, je me suis dit qu’elle méritait un petit mot. Un invité artiste, une présentatrice (Eva Bester) et une heure de discussion sur la vie et le rapport au monde. Anciennement nommée Remède à la mélancolie, c’est une émission d’une extrême douceur et qui donne toujours de très bonne idée de choses à écouter, regarder, lire ou découvrir.
  • Série/Heels : LE CATCH ! Parmi mes plaisirs coupables, il y a, vous le savez, ce mélange entre théâtre et sport de combat. Et il y a aussi les séries (ou films d’ailleurs) américaines sur le sport (Friday Night Light, c’est parmi celles que je re-regarde le plus souvent). Il y a, aux Etats-Unis, un véritable savoir-faire pour faire des séries sur ces sujets et utiliser la dramaturgie propre au sport pour en faire de très bonnes histoires. Et là, une série qui marie les deux, je me devais de regarder. Et c’est une totale réussite au scénario réussi, au très bon casting et avec un véritable respect du monde du catch.
  • Série/Goliath, saison 2 et 3 : la première saison était excellente, j’ai enchainé avec pas mal d’espoir. Malheureusement les scénaristes se sont éloignés de la série d’avocat classique par la suite et j’ai moins accroché, partant sur un aspect beaucoup plus action dans la saison 2 puis sur un trip psychédélique dans la troisième. Bref, des attentes non respectées,… Je regarderais la quatrième avec assez peu de motivations.
  • Série/OVNI(s), saison 2 : globalement, une nouvelle bonne saison sans les éclairs de génies et trouvailles de la saison 1 mais avec une qualité beaucoup plus homogène. Le casting reste lui toujours aussi plaisant avec le renfort bienvenu d’Alice Taglioni.
  • Série/Dans la Place : une petite série documentaire youtube où une journaliste laisse la caméra à 4 jeunes filles issues de l’immigration en leur laissant le choix des sujets. C’est vraiment passionnant.
  • Livre/Le Maître et Marguerite : dernier livre offert à mon anniversaire, un passionnant classique de la littérature russe qui m’a happé. C’est clairement un monument mélangeant l’absurde et le savant avec tellement de talent dans une description critique de l’URSS stalinienne. Vraiment, lisez ça !
  • Livre/Les capitaines des sables : après l’URSS stalinienne, direction le Brésil des années 30 et un auteur communiste. J’avoue que je ne me souvenais plus pourquoi ce livre m’avait attiré et pourquoi il était dans ma liste de choses à lire. Je l’ai donc attaqué comme un livre jeunesse vu qu’il racontait les histoires d’une bande de jeunes voyous. Et que je me suis trompé. Petit à petit, on découvre une description des rues de Bahia de cette époque à travers la vie de ce groupe, aux personnalités aussi diverses qu’attachantes. Les choses se mettent en place jusqu’au passage à l’âge adulte. Et l’on ferme le livre en se rendant compte l’aspect éminemment politique d’un (excellent) ouvrage qui s’est plutôt bien caché jusque là.
  • Jeu vidéo/Ultimate ADOM, cavernes of chaos : un héros, un donjon sans fond, plein d’objets et de compétence. Pas très original mais ça fait totalement ce que ça veut faire, avec des personnages vraiment typé. C’est prenant et très plaisant. Un chouette jeu !
  • Jeu vidéo/Phobies : dans mon exploration des JCC free to play, j’ai jeté un œil à celui là, qui ajoute un aspect affrontement tactique. Le tout dans le monde des cauchemars aux illustrations colorées. Rien de révolutionnaire une nouvelle fois mais c’est très agréable et l’ambiance est assez sympa.
Vrac en série, 38ème du nom