Un film de grande envergure ?

Il est rare que je consacre un article à une seule œuvre et cette fois, ce sera le cas. C’est que l’œuvre en question m’a marqué. Et c’est effectivement le cas pour Birds of America.

Birds of America, qu’est ce que c’est?

Il s’agit d’un film documentaire qui part sur les traces de Jean-Jacques Audubon (nommé d’après l’un de ses livres), un peintre français, ayant parcouru la Louisiane en cherchant à représenter tous les oiseaux qui peuplent cette zone au début du XIXe siècle. Partant de là, l’équipe retourne aujourd’hui sur les bords du Mississipi pour faire un constat de ces 200 ans d’évolution.

Le premier constat qui vient à l’œil du spectateur, c’est la beauté du film, entre les magnifiques peintures d’Audubon mise en parallèle aux paysages actuels, tant naturels que transformé par l’homme avec d’énormes usines et autres constructions industrielles (par moment, j’ai eu l’impression d’être face à certains paysages urbains de SF presque post-apocalyptiques). S’ajoutent aussi parfois d’anciennes photographies qui viennent compléter ces images. En bref, ça claque sévèrement.

Mais ça c’est pour ce qui est du fond. Parce que la grande force du film, c’est le fond. N’y allez pas pour voir un classique documentaire animalier, c’est plus que cela.

  • Comme attendu, le film parle énormément d’écologie avec toute ces espèces d’oiseaux disparues mais aussi des dégâts infligé par la pollution. C’est le sujet prévu et le film le fait bien. Mais j’avais peur qu’il ne fasse que cela. Heureusement ce n’est pas le cas.
  • Le second sujet prévisible, c’est la partie artistique. Et c’est aussi passionnant, en particulier tout l’aspect histoire de l’art que cela soit le positionnement d’Audubon par rapport à ce qui le précède (pourquoi il arrive pile à ce moment là, en quoi c’est novateur, en quoi ça se rapproche d’autres artistes sur des sujets différents,…), les évolutions qui vont suivre et en quoi il inspire encore aujourd’hui le street-art.
  • Sujet suivant traité par le film, forcément l’histoire des Etats-Unis, avec les gros moments d’histoire vécus de l’intérieur par Audubon et qui ont influencé sa vie puis la postérité de son œuvre.
  • Enfin, dernier sujet et principale surprise pour moi, l’aspect immensément politique de ce film. Et au-delà des thématiques écologiques. On y trouve pêlemêle des critiques des grandes entreprises, un parallèle très convaincant entre la disparition des amérindiens et des oiseaux (d’ailleurs, ce sont les amérindiens qui sont les plus présents parmi les personnes interviewées dans le film) et un état des conséquences dramatiques des diverses catastrophes sur les populations afro-américains.

Donc, si vous avez la chance de pouvoir le voir, je ne peux que vous inciter à vous intéresser à ce film, idéalement au cinéma. Il vaut vraiment le coup d’œil.

Un film de grande envergure ?

Un lieu à rêver,…

Il y a quelques temps, je parlais dans un article précédent de ce que je ferais si je gagnais une fortune inimaginable : acheter un bâtiment désaffecté et en faire un lieu de sociabilité. Mais je ne détaillais pas ce que je souhaitais y mettre, gardant cela pour un autre article, que voici donc !

Imaginons donc que j’ai gagné cette fortune et réussi à acquérir ces vinaigreries Orléanaises. Qu’est ce que j’en fait? Naturellement, j’ignore toutes les questions légales, administratives et autres, considérant que j’ai les mains entièrement libre (parce que si c’est pour rêver, autant le faire à fond bis).

Première chose, je veux un énorme bar avec la possibilité de commander diverses planches (végé, charcuterie, fromage, sucrées,…). Une grosse salle au rez-de-chaussée cœur du lieu avec une scène (on y reviendra) et une mezzanine faisant le tour de cette salle et permettant de voir la scène. De là, aux deux niveaux, diverses autres salles de tailles disparates aux attributions variées pouvant être pérennes ou éphémères. Quelques utilisations possibles :

  • Des salles possiblement privatives dépendant du bar.
  • Une librairie, forcément. Indépendante, associative et militante. Sur le modèle de Charybde et Scylla à Paris (un excellent podcast sur le sujet).
  • Des salles d’expositions.
  • Des lieux de réunions pour des associations.
  • Des salles pour artistes qui s’installent temporairement (résidences d’artistes, tatoueurs, autres lieux de création…)
  • Une salle d’enregistrement de radio ou de podcast
  • Une salle dédié à divers jeux
  • Des salles « jeunesses » (avec des principes d’autogestion possiblement?)
  • Des salles en non mixité.
  • Et toute possibilité que l’on pourrait imaginer.

La scène, la scène, la scène,… Forcément, il faut quelque chose de central permettant de mettre différentes activités. Et quelque chose qui me corresponde. Mais quoi de mieux qu’un ring franchement? On peut y faire des petits concerts, du stand-up, du débat, de la conférence et (forcément) du catch. Et un tel ring, c’est idéal pour faire des soirées open-ring/open-mic tout en mélangeant diverses formes d’art (en mélangeant le Wrestling Open de chez Beyond à des concepts plus classique).

Autre élément, je conserverais l’extérieur tel qu’il est aujourd’hui, c’est à dire ouvert aux street-artistes, en lien avec l’intérieur où ils pourraient exposer et laisser leurs coordonnées.

Petit bonus. Les illustrations de cet article ont été pillées dans divers projets de réaménagements proposés par des architectes pour la réhabilitation des vinaigreries Dessaux. Vous pouvez retrouver ces propositions en ligne :

Un lieu à rêver,…