Jdr : Édimbourg by night. Session 2

 Vous pouvez retrouver la session 1 dans un article précédent. On enchaîne ici avec un résumé au pas de course (j’omets quelques détails, tergiversations et aller-retours ainsi que les chasses si elles ne donnent lieu à aucun élément de jeu particulier) des deux nuits suivantes.

En ce début de nuit du jeudi 10 novembre 2016, Hitomi et Fergus commencent par passer quelques temps à réfléchir aux événements de la nuit précédentes et aux nouveaux éléments en leur possession : le rêve du galeriste et l’article relatant la mort de Victor (au sujet duquel l’Assamite ne dit mot à son hôte).

Après avoir informé succinctement Mc Millan par l’envoi d’un rat (ce qu’il feront d’ailleurs régulièrement au cours de la nuit. Je vous épargne ces répétitions), les deux nouveaux nés se décident à faire une nouvelle visite dans le port pour tenter de localiser un peu mieux le lieu vu par Fergus dans son rêve ce qu’ils arrivent à faire. Néanmoins, ils hésitent entre trois différents navires, ne parvenant pas à identifier clairement celui qui pourrait correspondre à ce qu’ils cherchent. Pour ce faire, ils décident de retourner à la capitainerie où ils ont d’ailleurs remarqué de la lumière au niveau du local de sécurité.

Dans ce local, ils repèrent deux des quatre vampires qui patrouillaient la veille, l’octogénaire et le jeune geek. Ce dernier est d’ailleurs en train de tripatouiller dans les ordinateurs pendant que son camarade monte la garde. Fergus reste à les surveiller pendant qu’Hitomi monte, espérant à tort ne pas se faire repérer (elle n’apparaît pas sur les caméras de sécurité … mais les portes qu’elle ouvre si). Voyant que les deux mousquetaires s’agitent, le toreador masqué décide de se présenter et de détourner leur attention, apprenant au passage que sa jeune amie et lui sont surnommés « Hansel et Gretel » et finissant par difficilement comprendre ce que sont en train de faire ces deux individus (pirater le système de sécurité de façon à y avoir accès à distance). Pendant ce temps, Hitomi parvient à identifier qu’un des navires qu’ils ont repéré vient justement d’Islande et a été dérouté de son voyage à destination de Londres pour cause d’avarie inexpliquée.

Une fois ces informations obtenues et la nuit étant encore un trop jeune pour intervenir sur le bateau en question, les deux nouveaux nés se décident à visiter la partie touristique du port, ce qu’ils n’ont pas fait la veille. Après y avoir repéré, devant un match de rugby dans un pub, le plus musclé des mousquetaires, ils s’arrêtent devant le Silk, une boite de nuit dont Elisabeth, la sire de Fergus, avait parlé à son protégé en lui expliquant que ce lieu, possédé par un dénommé Mac Naman, accueillait et servait autant les humains que les vampires.

silk

Dans le pub, ils rencontrent un individu chargé d’expliquer aux nouveaux venus les règles régissant les lieux, faisant du Silk un Elyseum* et que, pour obtenir du sang il faut demander à être servi par un certain Julian (commande à laquelle répondent tous les serveurs). Plus tard, en prenant la température du lieu, ils repèrent aussi la dernière des mousquetaires en grande conversation avec un capitaine qu’ils décident finalement de suivre jusqu’à chez lui, un grand manoir du centre ville. Sur la route, ils remarquent d’ailleurs que celui-ci semble connu de tout le monde ou presque.

L’heure vient alors de se rendre enfin sur le navire islandais pour essayer d’y trouver la personne ayant appelé Fergus à l’aide. La montée à bord et la fouille se passe bien, peu de marins étant encore là et pour l’essentiel, ils se trouvent dans la salle des machines en train de chercher la cause de l’avarie. Dans la cale se trouvent essentiellement des cargaisons de bois précieux islandais mais, au fond de tout cela, les deux nouveaux nés découvrent, ce fameux cercueil, bien trop lourd pour être porté à eux deux. Deux éléments leur sautent aux yeux. Tout d’abord, la personne à l’intérieur est une magnifique femme, habillée dans une élégante tenue 18ème siècle du corps de laquelle dépasse un bout de bois. Par ailleurs, le motif sculpté sur le côté de ce cercueil est des plus inquiétant, représentant un étrange sacrifice humain.

tenue
La tenue idéale pour un enterrement
moloch
Rassurant…

N’étant qu’une gamine et un bourgeois bien faible, Fergus et Hitomi décident de demander à Mc Millan de leur envoyer au plus vite de l’aide pour porter ce cercueil. Celui-ci s’exécute et se déplace lui-même en compagnie d’un groupe mixte composés d’employés d’une compagnie de nettoyage du port et de jeunes nosferatus.

Quelques temps plus tard, tous les trois se retrouvent à nouveau dans la cave de Fergus autour du cercueil, qui va y passer la nuit au plus grand damne du propriétaire, et font le point sur la situation. Mc Millan leur indique, pour les récompenser, deux cadeaux potentiels pour Emily Borthwick, un banal mais très accessible et un qui la ravira mais qui semble plus dur à obtenir. Il leur indique aussi qu’ils vont avoir un rendez-vous avec De Nemours le lendemain matin. Une fois le sous-préfet parti, Fergus se décide à appeler sa propre sire pour l’informer, elle aussi de la situation mais se ravise rapidement et ne lui lâche que quelques bribes d’informations.

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Une journée se passe sur Édimbourg

La nuit suivante commence donc par une visite au prince De Nemours, cette fois-ci directement installé au palais d’Hollyrood, dans la grande salle de réception. Il a d’ailleurs de nouvelles informations pour Hitmi et Fergus : la femme qu’ils ont trouvé est Dellula, une très ancienne Malkavienne, d’origine carthaginoise, qui a été mise en torpeur par son propre infant pour sauver la ville de Londres il y a de cela trois siècles. D’ailleurs, le prince leur demande de partir dès la prochaine nuit pour la capitale anglaise pour rencontrer celui-ci, un dénommé Jacques Goodum pour prendre son avis à son sujet. Il mentionne d’ailleurs que Victor, le sire d’Hitomi était un proche de Goodum et précise qu’il va immédiatement faire déplacer le corps de Dellula pour plus de sécurité.

Disposant d’une nuit encore puis peu avancée avant de devoir prendre l’avion pour Londres, Hitomi et Fergus décident, malgré plusieurs mises en garde, d’aller visiter le château de la ville, dans lequel ils espèrent trouver le plus vieux plan connu d’Édimbourg, un cadeau idéal pour Emily Borthwick. Mc Millan leur conseille au passage d’utiliser son nom en cas de rencontre avec le possesseur des lieux.

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L’inquiétant château d’Édimbourg

L’entrée sur place est un peu difficile, Fergus n’étant guère discret, au contraire d’Hitomi, et débouche sur un court jeu de cache-cache avec les vigiles. Une fois ceux-ci distancés et retournés à leurs classiques rondes, la recherche du précieux document a pu commencer et être rapidement interrompu par l’arrivée d’étranges fantômes s’en prenant aux deux vampires et ne semblant pas être affectés par leurs actions. Harcelés, hantés et terrorisés par ces nouveaux arrivants, tous deux défaillent à tel point qu’Hitomi finit par s’effondrer et que Fergus est proche de faire de même. Heureusement, l’apparition d’un vampire inconnu diminue les attaques et les interrompt même à l’évocation de Mc Millan. Apparemment le nouveau venu, en tenu de religieux médiéval, devait un service à celui-ci et considère que le simple fait de laisser les deux nouveaux venus en vie les laisse quitte. Après une courte discussion, il accepte de leur céder la carte à condition que les deux nouveaux nés lui rendent un service ultérieur. Il laisse d’ailleurs entendre que ce service sera une action à l’encontre de Luigi Giovanni que le châtelain semble cordialement détester.

Après cette visite mouvementé au château, Hitomi et Fergus apportent immédiatement leur présent à Mc Millan et leur donne quelques instructions pour leur séjour londonien.

On termine donc là dessus cette seconde session où l’on a plutôt bien avancé.

Et pour finir, quelques nouvelles définitions :

Elyseum : zone où la violence et l’utilisation des disciplines sont interdites. Lieu habituel de réunion et de repos. Il peut y avoir plusieurs Elyseum dans la ville mais un d’entre eux sert aussi de lieu pour les conclaves.

Torpeur : état végétatif dans lequel un vampire est plongé lorsqu’on lui enfonce un pieu dans le cœur.

Jdr : Édimbourg by night. Session 2

Étrange contact cinématographique…

J’avais dit que j’allais me rendre beaucoup moins au cinéma. Et probablement ne plus beaucoup en parler ici. Mais la semaine dernière j’ai eu l’occasion d’aller voir un film et, vu le peu de choix vraiment tentant, nous avons été voir The Arrival (Premier contact en VF), décidés par le casting (Amy Adams, Jeremy Renner et Forest Whitaker c’est solide) mais surtout par le réalisateur (Denis Villeneuve). C’est amusant d’ailleurs puisque dans mon dernier article cinéma il y a plus d’un an, j’encensais déjà Sicario, son film précédent. D’ailleurs, j’en profite pour vous conseiller Incendies que j’ai découvert il y a quelques mois et qui m’a bien retourné.

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C’est donc presque par hasard que je me suis retrouvé devant The Arrival. Et je dois dire que j’ai été vraiment bluffé.

Je vais vous épargner de trop longs compliments sur la technique (visuellement c’est parfait, au niveau du son aussi) ou le jeu (Renner et Whitaker sont très bons de même que Michael Stuhlbarg que je n’avais pas repéré en jetant un œil au casting. Amy Adams, quand à elle, est plus époustouflante que jamais et porte tout sur ses épaules) pour me concentrer sur quelques éléments qui font la force de ce film à mon sens.

La première chose que je tiens à signaler c’est la place de ce film par rapport à ce qui sort ces derniers temps au cinéma. J’ai l’impression qu’il y a un peu à dire à ce sujet. En effet, j’ai l’impression que l’on a le droit à un retour de la SF à l’écran, en particulier spatiale. On pense naturellement à Star Wars mais c’est naturellement vers des films avant tout vendus sur leur réalisateur que la comparaison fait sens. Interstellar (Nolan), Gravity (Cuarón) et Seul sur Mars (Scott) depuis 2013, ça fait pas mal. A chaque fois le projet d’un grand réalisateur avec un ou deux acteurs stars. On est dans le même schéma ici mais la conquête spatiale laisse cette fois-ci la place à l’arrivée d’extraterrestres sur notre planète, un autre sous-genre beaucoup moins traité ces derniers temps. Néanmoins, ce retour du genre de la SF spatiale me semble bien acté et Villeneuve s’installe dans cette dynamique : c’est visiblement le moment pour ce type de film.

Le second élément important concernant mon appréciation de ce film (et ce qui m’a le plus marqué ici), c’est les multiples influences affichés clairement par le réalisateur. Même s’il n’y fait pas explicitement références, elles semblent évidente. On pensera naturellement à deux grands classiques du genre, 2001 (visuellement et pour la volonté « intellectualisante » du scénario) et surtout Rencontre du troisième type pour l’importance donné au thème de la communication qui est ici le cœur du film. Par ailleurs, ça fait plusieurs fois (pour chacun de ses films en y repensant) que j’ai l’impression chez Denis Villeneuve (j’en avais déjà parlé pour Sicario) de retrouver dans sa façon de filmer des choses qui ressemblent à du cinéma d’horreur, dans l’utilisation de certains cadres et de certaines thèmes sonores. Malgré le peu d’action dans Arrival, on frissonne  beaucoup plus que devant certains films horrifiques récents.

Enfin, la dernière référence qui m’a sauté aux yeux, c’est Terrence Malick et, à la lecture de nombreuses critiques, je ne suis pas le seul. Toutes les scènes de souvenirs, on a vraiment l’impression que c’est lui qui est derrière la caméra. Et, au fond, l’on retrouve d’ailleurs certaines de ces thématiques habituelles dans ce que met en avant Arrival. Je suis persuadé que cela n’a pas échappé à Villeneuve et que l’inspiration est totalement consciente. Finalement, j’ai eu l’impression d’être devant un Malick, mais en plus palpitant !

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Amy Adams, l’actrice parfaite pour ce Malick…

Parce que c’est là le plus grand point fort de ce film, plus encore que le jeu des acteurs ou le parfait travail de réalisation : c’est vraiment une histoire passionnante, émouvante, intelligente et très bien rythmé. C’est dur pour moi d’en dire plus sans spoiler, je vais donc mettre le prochain paragraphe en blanc. Double-cliquez ci-dessous si être lourdement  spoilé ne vous dérange pas.

Le film se découpe en deux temporalités : le temps où Amy Adams, linguiste, essaye de comprendre les extraterrestres et celui, futur mais présenté par des flash-back, de sa vie quotidienne de sa fille qu’elle sait condamné par la maladie. Et on finit par comprendre que ces flashbacks sont en fait des flashforwards. Ainsi un enjeu réellement poignant (personnellement j’en avais les larmes aux yeux) se met en place petit à petit. Par ailleurs, la gestion des différents sites d’atterrissage est très bien géré et parvient à ne pas être manichéenne même si elle n’échappe pas à quelques clichés (elle joue d’ailleurs assez joliment avec). De même, la compréhension de la langue se fait petit à petit et parvient à nous intéresser alors que cela aurait pu être des plus barbant.

Un film bourré de qualité donc. Malgré tout, il n’échappe finalement pas à un léger écueil en se montrant un peu trop explicatif sur la fin. Notamment une réplique qui, à mon sens, est clairement en trop. Mais vraiment c’est du pinaillage de ma part.

Ce film m’a donné envie d’enchaîner sur la lecture de la nouvelle originelle (écrite par Ted Chiang et qui figure dans le recueil La tour de Babylone) et c’est définitivement un très bon travail d’adaptation, fidèle dans l’idée mais qui prend des libertés pour correspondre au changement de média (sur la gestion des deux « souvenirs » notamment) et aux envies de l’auteur (la part scientifique qui recule nettement au bénéfice de la linguistique). Rétrospectivement, je conseillerai la vision du film avant la lecture de la nouvelle qui reste néanmoins très sympathique.

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J’ai mis 5,5/6 à Sicario et ne peut mettre moins à celui-là… Mais mais petites réserves m’empêchent de mieux le noter. Ça sera un  5,5 aussi mais je ne suis vraiment pas loin du 6… Et je ne vois pas qui aurait pu mieux convenir pour le prochain Blade Runner.

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Étrange contact cinématographique…

JDR : Édimbourg by night. Session 1

C’est parti pour une nouvelle table de jeu de rôle. On est parti à deux joueurs mais il est possible que l’on ait du renfort plus tard selon les disponibilités de chacun. Quelques précisions avant de commencer le résumé :

  • On joue à Vampire la Mascarade, dernière édition. Je n’ai jamais joué à ce jeu et une connaissance toute relative de cet univers en fonction de ce que propose le livre de base, quelques sites internet et divers podcast (dont le très bon Pour une poignée de dé). Je vais donc commettre différents écarts avec l’univers by the book, certains seront voulus, d’autres probablement dus à une méconnaissance de ma part.
  • Mes deux joueurs sont des rôlistes expérimentés dont un à Vampire. Ils incarnent Hitomi et Fergus Macpherson.
  • Comme le titre l’indique, on joue à Édimbourg. J’ai trouvé bien peu d’information sur la version Monde des Ténèbres de cette ville ce qui me donne une grande latitude. D’autant que de rapides recherches donnent beaucoup d’idées de part son histoire et les monuments qui se trouvent là-bas.

edimbourg

Sur ce, place au récit (en vert, les éventuelles notes du MJ, quand il y a un astérisque, c’est un terme expliqué en fin d’article) :

Fraîchement arrivée en ville en ce début novembre, Hitomi se rend à l’adresse indiquée dans le télégramme de Victor, son sire, dans le but d’y rencontrer le prince* de la ville. C’est une magnifique petite maison sise juste en face du Palais de Holyrood. Elle est effectivement introduite auprès de Louis de Nemours sur qui elle s’est sommairement renseignée avant de venir à Édimbourg. Elle a notamment pu apprendre que c’était un Toreador, infant de François Villon, prince de Paris et qu’il jouit de ce statut depuis quelques siècles maintenant. Après lui avoir offert une arme traditionnelle japonaise et lui avoir fait part de la missive de son sire, Hitomi l’entend, avec effarement, lui présenter ses condoléances concernant la mort de son « grand ami Victor« , mort dont elle n’avait pas encore eu connaissance. Il lui rappelle ensuite les règles de la Mascarade*, en vigueur en ville, insistant bien pour qu’elle accepte ces lois. Une fois ceci fait, il lui accorde sa protection et l’accepte dans sa ville. Il lui impose ensuite de former une coterie en compagnie d’un nouveau né tout frais qu’il s’apprête à recevoir et lui propose d’ailleurs d’observer cette rencontre dans l’ombre, ce qu’elle accepte.

Sur ces entrefaites arrivent Fergus et sa sire Elisabeth MacCluster qui introduit son jeune infant avant de se retirer. Celui-ci, un peu sûr de lui, offre au prince un tableau de sa collection privé. Celui-ci, connaissant déjà le peintre, se refuse néanmoins à le remercier, lui donnant rendez-vous dans quelques siècles, quand il aura réellement pu juger de la qualité de l’oeuvre et donc de la valeur du présent. Une fois les remarques d’usage faites, Louis de Nemours se décide à lui confier deux tâches, à lui et à sa nouvelle camarade (qu’il ne lui a pas présenté et qui décide de rester dans l’ombre) :

  • Trouver un présent pour une certaine Emily Borthwick qui devrait bientôt être conviée en ville. Ce cadeau devra être joint à l’invitation.
  • Mettre en place une surveillance des activités nocturnes prenant place dans le port de Leith et en référer au sous-préfet* de De Nemours en charge de ce quartier. D’après lui c’est un quartier qui a été trop longtemps délaissé et que de récents événements risquent de rendre bien plus crucial pour la ville.

Ces deux missions donnés, le prince congédie Fergus non sans lui avoir recommandé de faire découvrir la ville à sa nouvelle camarade. Celui-ci se retourne alors et découvre enfin Hitomi avec laquelle il fait enfin connaissance. Ils retrouvent alors ensuite Elisabeth qui, après une courte présentation avec Hitomi, à qui elle signale qu’elle l’avait bien repérée malgré l’ombre, leur donne quelques précisions concernant Emily Borthwick avant de prendre congé.

Le ton d’Elisabeth concernant Emily dénote clairement d’une forte animosité envers celle-ci (elle commence d’ailleurs par conseiller de lui faire envoyé le contenu du premier sac poubelle venu) mais elle leur apprend quand même qu’il s’agit de la baronne* de Glasgow, ville au main des anarchs* régie par un système pseudo démocratique mais qui respecte la Mascarade* et tente de composer avec la Camarilla* d’Edimbourg. Elle serait issue du clan Brujah et serait passionnée de tout ce qui peut concerner l’histoire de sa ville. Elisabeth ne semble absolument pas surprise de l’annonce de la venue potentielle de celle-ci en ville.

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Palais de Holyrood, résidence écossaise de sa majesté Elisabeth II

Les deux nouveaux-nés prennent tout d’abord la direction de l’immeuble de Fergus où il propose à sa jeune camarade de résider dans un premier temps. D’autant plus que sa galerie se trouve précisément dans le quartier de Leith. Hitomi s’installe donc dans un appartement du dernier étage et s’assure immédiatement de pouvoir passer par les toits.

Une fois installés, tous les deux se dirigent à pied vers le port et constatent rapidement que celui-ci est globalement coupé en deux parties bien distinctes séparés par une très grosse capitainerie. D’un côté se trouve le port de plaisance où passent de nombreux touristes et où sont installés de nombreux pubs et diverses boîtes de nuit. C’est un des endroits de la ville où il fait bon sortir et où la vie nocturne est des plus animés. De l’autre, les docks, une zone commerciale assez mal famée et où il n’est guère conseillé de se promener seul.

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Choisissant le danger, les deux jeunes vampires se dirigent immédiatement en direction des docks et décident de faire un tour de cette partie de Leith. Ils remarquent assez rapidement quatre individus déambulant eux aussi dans ce quartier. Ce groupe mal assorti (apparemment dirigé par une femme blonde un peu forte âgée d’une quarantaine d’année et semblant bien connaître ces rues, elle est accompagné par un octogénaire s’appuyant sur une canne pour marcher, un jeune homme noir à lunette portant un t-shirt horrifique et ce qui semble être un hooligan vêtu d’un maillot des Edinburgh Capitals, l’équipe de hockey sur glace locale) leur saute aux yeux car le plus jeune d’entre ne souffle pas d’air dans le froid de la nuit… erreur que Fergus a d’ailleurs failli commettre lui-aussi mais qui lui a été épargné par sa nouvelle locataire. Observant un peu plus attentivement ces quatre individus, ils remarquent d’ailleurs que la canne du vieillard n’est pas classique puisqu’il s’agit d’une canne-épée…

Reprenant leur route, ils croisent à plusieurs reprises ce groupe et finissent par ailleurs par remarquer un navire, apparemment russe, où l’agitation semble anormale. Après s’être promis de revenir plus tard dans la soirée, Hitomi et Fergus décident d’aller repérer l’autre partie du port mais finissent par s’arrêter au niveau de la capitainerie où ils remarquent une lumière au dernière étage, lumière totalement incongrue à cette heure. Après avoir repéré ce qui semble être deux cambrioleurs depuis l’hôtel situé en face, la jeune Assamite fracture à son tour la porte et découvre que les caméras ont été désactivées. Entrant dans la bâtisse, les deux nouveaux-nés en profitent pour identifier le bateau qu’ils avaient déjà repéré (qui s’avère finalement être un navire ukrainien à la cargaison douteuse reprenant la mer le lendemain) avant qu’Hitomi n’engage la conversation avec les deux cambrioleurs, apparemment d’origine italienne. Cette discussion n’amène finalement pas grand chose et chacun décide de repartir chacun de son côté. La jeune femme s’organise finalement pour retrouver son camarade et suivre les deux cambrioleurs jusqu’au centre de Leith, assez vide à cette heure, et une pizzeria nommée Bravi Ragazzi Pizza où ils s’engouffrent.bravi-ragazzi-pizza

Ne pouvant pas en apprendre davantage ici, les deux jeunes vampires décident de retourner observer le navire ukrainien, non sans qu’Hitomi ne fasse une petite pause pour se nourrir sur un étudiant rentrant chez lui après une soirée. De retour au port, ils remarquent que l’agitation s’était calmé mais que plusieurs garde étaient en faction sur la bateau et que celui-ci étaient apparemment surveillé par quelques SDF. Pour Hitomi comme pour Fergus, la tension reste néanmoins palpable mais ils sont interrompus par la sonnerie du téléphone de celui-ci, pourtant rangé en silencieux dans sa poche. Sur son écran, un message : « Votre rendez-vous de trois heures vous attend à votre galerie ». Et il est trois heures et demi… Il décide donc de partir immédiatement en direction de son immeuble et Hitomi lui assure qu’elle le suit à distance, ce qu’elle ne fait finalement pas, restant en observation.

Quelques minutes plus tard, les choses s’agitent sur les docks : plusieurs voitures se garent à distance raisonnable du navire et des hommes en arme en sorte, dont les deux cambrioleurs italiens. Ils sont immédiatement rejoints par les SDF qui surveillaient les lieux. Un individu, à la peau plus pale, sort lui aussi d’une voiture et, après avoir donné quelques ordres, il plonge dans l’eau sale du port. Encore un peu plus tard, les gardes placés en faction sur le navire se jettent tous à l’eau les uns après les autres. Sentant que les choses nécessitent son intervention, Hitomi s’élance vers le navire où elle monte et où elle tombe nez-à-nez avec celui qu’elle considère comme étant à l’origine de tout cela et qu’elle a deviné être un vampire. Après une nouvelle conversation décousue avec celui-ci où il se présente sous le nom de Luigi Giovanni, déclare avoir l’autorisation de De Nemours pour ses agissements et se propose d’ailleurs d’engager Hitomi pour diverses « missions ». Un peu étourdie par cette discussion, la jeune femme finit par rejoindre Fergus et son nouvel appartement.

Pendant ce temps, celui-ci a découvert un étrange vampire dans sa cave, confortablement installé en train de siroter un bon scotch de sa propre réserve personnelle, alors que les caïnites ne peuvent pas ingurgiter nourritures et boissons, entouré de ce qui semble être une cour de rats, alors que ceux-ci fuient les vampires en temps normal. Un être étrange. Mais ce n’est peut-être rien à côté du look de cet individu qui se présente sous le nom de Mc Millan et que Fergus devine être le sous-préfet envoyé par De Nemours : visiblement âgé d’une petite vingtaine d’année, encore plus défiguré que le galeriste, il est vêtu de haillon mais porte autour du coup un étrange casque technologique (un Oculus rift) dont les câbles sont rongés et prolongés par ce qui semble être des lambeaux de chair humaine.

L’accueil est glacial et cet intrus reproche immédiatement au jeune nouveau-né de s’être aussi rapidement rendu sur place sans attendre ses instructions pendant que celui-ci essaye de temporiser en attendant le retour d’Hitomi qu’il croit arriver dans quelques instants et qu’il relance par téléphone. Celle-ci finit par arriver et Mc Millan délivre rapidement quelques informations :

  • Il dispose de plusieurs équipes sur place en surveillance mais les considère toutes comme à peine capable. Et ce nouveau duo ne trouve pas plus grâce à ses yeux.
  • Les quatre individus croisés font parti de ces équipes et il les surnomme « Les trois mousquetaires ».
  • Luigi Giovanni a effectivement reçu l’autorisation par le prince de s’adonner au trafic de drogue (et a le monopole parmi les vampires) pour faire vivre sa famille à condition de ne pas s’adonner aux « passions habituelles de son clan » et de ne pas briser la Mascarade*.
  • Si Hitomi et Fergus font du bon boulot, il s’engage à leur fournir une idée concernant le cadeau pour Emily Borthwick.

Après diverses recommandations, et au moins autant de critiques, Mc Millan prend congé en soulevant une trappe et en expliquant que pour le joindre, il suffit de s’adresser à un rat présent dans cette cave. La nuit se termine ainsi et les deux nouveaux-nés vont donc dormir pendant le jour. Celle-ci ne se passe pas très bien, en particulier pour Fergus qui est, comme toutes les nuits depuis son étreinte, assailli de cauchemars. Un d’entre eux néanmoins retient son attention : dans une baie sauvage assez semblable géographiquement au port de Leith, s’échoue un sarcophage en bois dans lequel se trouve un individu portant des tatouages islandais (que Fergus reconnaît suite à une ancienne recherche professionnelle). Celui-ci ouvre les yeux et lui demande de venir le chercher…

La nuit tombé, le galeriste découvre devant sa porte un court poignard enroulé dans un journal asiatique, probablement laissé par son employé qui a du le recevoir pendant la journée. Emportant immédiatement cela à Hitomi, celle-ci n’a aucun mal à reconnaître l’arme traditionnelle qui est donné aux jeunes assamites quand prend fin leur initiation. Parcourant ensuite le journal (japonais, naturellement) datant d’il y a cinq jours, un article retient son attention. Il évoque un crime horrible commis à Okayama dans un appartement loué à quelqu’un dont la description correspond à Victor. Seul des entrailles d’un individus ont été retrouvés, tapissant les murs, ainsi que des poches de sang dans le frigo. La police cherche des informations sur le locataire d’autant plus qu’elles ne parviennent pas à déterminer si c’est lui la victime ou le premier suspects. D’après le journaliste, l’enquête est au point mort.

Et nous nous sommes arrêtés là dessus !


Et pour finir, comme promis, quelques définitions :

Camarilla : institution vampirique créée au XVe siècle cherchant à sauvegarder l’existence des vampires en obligeant les vampires à ne pas se révéler aux humains.

Mascarade : ensemble des lois de la Camarilla

Prince : dirigeant d’une ville de la Camarilla

Sous-préfet : le préfet (ou Shérif) est chargé par le prince de faire respecter sa loi.

Anarch : institution vampirique respectant parfois le Mascarade mais refusant de reconnaître la hiérarchie traditionnelle pour privilégier un système qui se veut davantage basé sur le mérite plus que sur l’ancienneté comme la Camarilla.

Baron : dirigeant d’une ville anarch

JDR : Édimbourg by night. Session 1