JDR : deadlands, introduction en solo

A côté de la campagne des brigades chimériques, j’ai lancé une partie en solo pour ma chère épouse qui n’avait jamais fait de partie de jeu de rôle. Pour lui faire découvrir, j’ai décidé de la faire jouer à Deadlands et après une courte présentation de l’univers, elle m’a demandé à jouer une indienne (qui sera finalement de la tribu Papago et s’appellera Pelipa).

Voici rapidement le reste de sa feuille de personnage :

Caractéristiques primaires : Agilité d6, Âme d10, Force d6, Intellect d6, Vigueur d4

Caractéristiques dérivées : Allure 6, Charisme 0,  Parade 5,  Résistance 3,  Trempe 1

Handicap : Etranger (indien), Chimère (grand-mère feuillage), Curieux

Atout : Maître des bêtes, Guérisseur

Compétences : Combat d6, Connaissance (anglais) d4, Discrétion d4, Equitation d4, Escalade d6, Lancer d4, Natation d4, Perception d4, Pistage d6, Soin d4, Survie d6, Tripes d4

Equipement : Cheval, 20 m de cordes, Couteau bowie, 3 tomahawk, Loup de compagnie

J’ai donc bossé un court scénario d’introduction pour un perso indien seul. Voici le compte-rendu de cette première partie que nous avons jouée en utilisant de la musique amérindienne en fond sonore. Le but du scénario est de mettre d’emblée le personnage en danger pour forcer le joueur à agir vite et ensuite à varier un peu les situations pour le faire réagir. Je cherchais aussi à lui faire faire quelques jets de dés « secondaires » (chasse,…) pour la familiariser avec le système. Et bien entendu, il faut terminer sur un twist pour donner envie de continuer !

Voici donc le résumé de cette partie d’introduction :

Pelipa se réveille en sursaut, attaché à deux rails qui tremblent alors qu’un bruit assourdissant commence à se faire ensemble. Elle ne sait pas ce qui l’a réveillé, les tremblements du sol ou le son du train qui arrive. Après quelques instants de lutte, elle parvient à se libérer un bras puis, à la dernière minute, le reste du corps. Le conducteur du train de son côté a bien remarqué que quelqu’un se trouvait sur son chemin et tenté de s’arrêter mais a freiné trop tard. Puis, en voyant qu’il avait affaire à une indienne, il est reparti en l’insultant.

Soufflant un peu, Pelipa essaye de se replonger dans ses souvenirs et elle se rappelle qu’il y a quelque jour, le shaman du campement a demandé au personnage d’aller inspecter les montagnes sacrées de son peuple. Il craignait que des visages pâles ne s’y soient à nouveau installés et détruisent leurs terres sacrées. Si des indésirables sont présents, il faut les chasser de là. Pelipa est effectivement tombé sur un campement de trois prospecteurs. Il a cherché à parlementer avec eux mais ceux-ci l’ont très vite agressée et assommée. Ce sont probablement eux qui l’ont attachée sur les rails.

Pelipa décide donc de retourner à la montagne pour essayer de les chasser. En arrivant près de celle-ci, elle entend les cris d’un animal blessé et décide de suivre ces bruits qui la mènent à son loup, gisant au sol, blessé sur le flanc. Visiblement il a essayé de la défendre et s’est pris un vilain coup dans les côtes. Pelipa décide alors de le soigner avant de reprendre sa route et ainsi d’arriver à la mine des prospecteurs un peu avant la tombée de la nuit.

Arrivant au campement des trois prospecteurs, ceux-ci sont en train de finir leur journée et de manger. Pelipa repère son équipement, qui traîne en bordure de la clairière. Elle ne peut malheureusement pas l’atteindre de jour sans se faire repérer et décide donc d’attendre la nuit avant de passer à l’action. Elle commence par aller récupérer son équipement puis décide d’approcher du campement discrètement. Remarquant que le prospecteur qui fait la garde s’est assoupi, elle décide d’aller l’assommer par derrière puis de faire peur au trio. Malheureusement, elle ne parvient pas à se faire assez discrète et l’homme assoupi se réveille avant qu’elle n’ai pu s’occuper de lui. Elle lui bondit donc dessus et l’égorge pour qu’il n’ait pas le temps de donner l’alarme.

Un peu assommé par ce meurtre et estimant que le choc suffirait sûrement à faire fuir les deux survivants, Pelipa décide de quitter les montagnes pour rejoindre les siens, non sans emporter au passage quelques grammes de roche fantôme qu’elle aperçoit près du feu (la roche fantôme est un minerai très précieux et très recherché).

Après avoir réussi à éloigner un jaguar qui cherchait à s’en prendre à elle, Pelipa finit par atteindre son campement qu’elle retrouve étrangement silencieux et d’où aucune fumée ne s’échappe… Alors qu’elle y pénètre doucement, elle découvre quelques cadavres de ses compatriotes sur le sol…

JDR : deadlands, introduction en solo

Sense8 et prétexte

La nouvelle série des Wachowski, Sense8, me donne l’occasion de faire un petit article sur eux et sur leurs réalisations (la trilogie Matrix, Cloud Atlas, Jupiter Ascending et donc Sense8).

Sense8, qu’est ce que c’est? C’est l’histoire/les histoires de huit individus, des « Sensitifs », à travers le monde qui sont liés et peuvent communiquer,bénéficier à distance de l’aide, des compétences et des talents les uns des autres.

sense8

Une idée à la fois ambitieuse et originale. Finalement, le résultat est assez mitigé, rempli de qualités mais avec pas mal de défauts.

Les principaux soucis sont à mon sens :

– le déséquilibre entre les histoires de certains perso et leur places dans l’histoire globale (au final, trois d’entre eux sont vraiment investis et certaines histoires ne sont pas vraiment finies)

– beaucoup de clichés dans tous les sens (globalement les huit sont des clichés ambulants)

– la conclusion de l’histoire n’est pas à la hauteur de l’ambition de départ

– un peu trop de scènes de sexe gratuites (on a pris l’habitude dans les séries mais je ne m’attendais pas à ça chez les Wachowski). Mais c’est un détail je trouve.

Mais ce n’est rien à côté des nombreuses qualités de cette série :

– une réa nickel avec des images assez magnifiques. Visuellement c’est superbe. L’ensemble a été tourné dans plusieurs villes et on sent vraiment les identités de chacune (cette Islande est vraiment magnifique).

– une direction d’acteur au poil. Le casting n’est pas exceptionnel mais les Wachowski sont vraiment fort pour tirer le meilleur de chacun (Keanu Reeves, on pense à toi). Résultat, si certains personnages ne sont pas attachants au premier abord, on arrive à prendre goût à chacun.

-Musicalement c’est aussi très fort. On sent qu’ils sont très attachés à la musique et cela permet d’avoir de vrais moments emblématiques (le karaoké et le concert en particulier).

Bref, c’est une série blindée de qualité qui pèche par de nombreux défauts. Mais merde, qu’est ce que cela fait plaisir de voir un truc aussi personnel et aussi ambitieux. Il y a une vraie prise de risque dans cette série et on ne peut que la valoriser.

Et finalement, c’est un peu toujours ça les Wachowski. Beaucoup d’imagination, de courage et d’ambition pour leurs œuvres. Le tout soutenu par une technique presque irréprochable. Malheureusement, le scénario est toujours un peu brouillon et plein de petits défauts qui empêchent de trouver cela parfait. Mais on est toujours devant des spectacles très beaux et qu’on ne trouvera chez personne d’autre.

Bref jetez un oeil à cette série, elle le mérite.

Cloud Atlas, sans aucun doute mon Wachowski favori. Dont on retrouve certains éléments dans Sense8
Cloud Atlas, sans aucun doute mon Wachowski favori. Dont on retrouve certains éléments dans Sense8

PS : Poltergheist 0,5/6, sans intérêt.

Sense8 et prétexte