JDR : CR de la première partie des Brigades

Pasquale Lebodi, riche homme d’affaire montpelliérain, est un employeur régulier de l’agence Becker Investigation, dirigé par Victor et dans laquelle travaille Marcel. Il les recrute régulièrement pour lutter contre la criminalité en ville et résoudre diverses affaires. C’est lui qui a fourni à Victor sa prothèse auditive.

Pasquale Lebodi, dit le gros, homme d’affaire et mécène.

C’est donc tout naturellement qu’ils acceptent son invitation le 17 août 1936, en pleine période de calme à l’agence. Avec un peu de chance, il aura du travail pour eux. C’est, comme d’habitude, le discret majordome, Brandt, qui leur ouvre la porte et les emmène voir son patron, assis dans son fauteuil roulant mécanique derrière son immense bureau. Ils y rencontrent Pierre dont ils ont entendu parler récemment dans la presse satirique parisienne suite à une sombre affaire de coucherie.

Brandt, majordome anglais et homme à tout faire

Lebodi les a convoqués tous les trois pour qu’ils mènent l’enquête sur la disparition d’Harry, un autre de ses hommes de main, qui ne donne plus de nouvelles depuis quelques jours. Il leur donne quelques indications pour aider à le retrouver :

-son adresse

-il a eu, le 14 août, un rendez-vous au Bouilli, un restaurant, qui aurait du lui permettre d’accéder à une vente d’arme qui avait lieu le 16. Il n’a pas fait de rapport à Lebodi suite à ce rendez-vous

-il est, depuis deux jours (le 15), dans le même bâtiment et ne bouge plus.

Bien entendu Lebodi demande aux joueurs de communiquer régulièrement à Brandt l’état de leurs recherches. C’est aussi lui qui pourra répondre à leurs questions.

Nos trois enquêteurs décident de se rendre dans un premier temps au domicile d’Harry dans lequel la concierge accepte de les laisser entrer. Visiblement, il est parti en urgence au cours de son petit déjeuner puisque celui-ci n’est pas débarrassé. Sur la table traîne une missive proposant à Harry de retrouver un autre client de la vente aux enchères organisée par M. Nerdal pour discuter de celle-ci à l’avance. Le rendez-vous est donné au plus vite dans l’entrepôt se trouvant à l’adresse indiquée par Lebodi. Rien d’autre à noter dans le petit appartement à l’exception d’un étrange étui en cuir de 15 centimètre de diamètre sur trente de profondeur permettant de ranger un objet indéterminé. Cet étui se trouve à côté du lit d’Harry et de quoi nettoyer un objet en métal est présent à proximité. Ils repartent et Victor laisse sa carte de visite à la concierge en cas de nouvelle évolution.

Pierre, Victor et Marcel vont donc à l’adresse où Harry avait rendez-vous et arrivent dans une zone en pleine reconstruction où quelques endroits sont encore abandonnés. L’adresse en question est un de ces lieux : grand entrepôt très délabré et où personne ne semble se rendre, entouré par de nombreuses mauvaises herbes dans lesquelles on peut trouver quelques rares traces de pas. Après les précautions d’usages, ils entrent pour trouver une bâtisse presque vide : au milieu de quelques bouteilles vides laissées par des vagabonds de passage trône un énorme tas de sable, visiblement assez frais. En sondant le tas de sable, ils se rendent compte que quelque chose se trouve au fond et ils entreprennent donc de le déblayer. Tout au fond de celui-ci, ils découvrent le cadavre d’Harry.

Il présente de nombreuses traces de coups sur le torse mais il n’est pas possible de déterminer avec quoi ces marques ont été faites. Son avant-bras gauche est remplacé par un substitut métallique qui a l’air de se détacher facilement (il correspond à l’étui trouvé chez Harry). En le fouillant, les détectives privés trouvent une invitation pour la vente aux enchères de M. Roger Nerdal ayant lieu le 16 août et pendant laquelle devaient être vendus les objets suivants :

-Une tenue saharienne

-Un gaz opacifiant

-Une poudre permettant de passer à travers les murs

-Un fusil à radium

L'avant bras de Harry ressemble un peu à l'extrémité de ce bras.
L’avant-bras de Harry ressemble un peu à l’extrémité de ce bras.

L’équipe de  l’agence Becker Investigation décide alors de récupérer l’avant-bras de Harry avant de prévenir anonymement la police puis d’appeler Brandt qui demandera à récupérer l’avant-bras, visiblement fourni par Lebodi à Harry. La prochaine direction prise par la fine équipe est le lieu de la vente d’arme. Ils localisent le bâtiment, qui n’a que des ouvertures à trois mètres de haut et dans lequel la lumière est allumé. Ils décident alors de prendre une chambre dans l’hôtel juste à côté de là pour avoir un point de vue sur l’intérieur. Ils constatent de leur point de vue que le bâtiment est plein de sable jusqu’au niveau des fenêtres. Et visiblement quelqu’un s’est extrait du sable, a cassé un carreau et quitté les lieux. Il est ensuite temps pour Pierre, Victor et Marcel de rejoindre l’appartement de Victor qui sert aussi de bureau à celui-ci. Sur la route, Pierre s’aperçoit que ses camarades sont suivis par une étrange voiture. Un des passagers de la voiture rentre dans l’immeuble de Victor, se renseigne rapidement sur lui auprès de la concierge et repart directement.

Quelques instants plus tard, le téléphone sonne, c’est l’inspecteur Cartier, avec qui Victor a déjà travaillé auparavant. Il enquête sur la mort d’Harry et la concierge de celui-ci leur a donné la carte de visite qu’ils avaient laissé là-bas. Il leur demande de passer le lendemain matin au commissariat pour parler de cette affaire. Pendant ce temps, Marcel démonte le bras d’Harry pour comprendre son fonctionnement. Il y parvient, à l’exception d’un boîtier qu’il n’arrive pas identifier. Il remonte ensuite parfaitement le bras mécanique.

Après une bonne nuit de sommeil, la première chose faite par Victor, Marcel et Pierre est de se rendre au commissariat pour retrouver l’inspecteur Cartier. Ils trouvent les forces de police en plein branle-bas de combat : vers trois heures du matin, une fusillade entre deux gangs a éclaté à proximité de la salle des ventes. Après quelques questions sur Harry et sur le quartier de la fusillade (les personnages ont mentionné y avoir pris un verre), Victor évoque malencontreusement la salle de ventes, lieu encore inconnu des forces de police, ce que ne manque pas de relever leur interlocuteur. Pire, Pierre parle des echymoses sur le cadavre d’Harry alors qu’ils ne sont pas censé être au courant… Les trois hommes apprennent aussi que les deux gangs qui se sont fait face cette nuit sont celui des frères Guérini d’un côté et les Spirito/Carbone de l’autre. Ces différents gangs opéraient avant à Marseille et se battent maintenant pour le contrôle des activités illégales à Montpellier. Lorsque Victor évoque la personne qui est passé chez lui d’après la description de Pierre, Cartier identifie un membre du gang Guérini.

Une fois l’entretien fini, Victor et Marcel prennent la direction du Bouilli pour en savoir plus sur l’interlocuteur d’Harry qui se révèle, comme prévu être Roger Nerdal, un habitué des lieux. Au cours des derniers jours, Nerdal a mangé deux fois ici : avec Harry mais aussi quelques jours plus tôt avec un individu habillé à la Saharienne. apparemment ce rendez-vous c’était assez mal passé.

Pendant que Victor et Marcel font un petit tour près de la salle des ventes où ils ne trouveront rien, Pierre tente d’aller voir Nerdal en se faisant passer pour un vendeur potentiel. Il est reçu par sa secrétaire qui lui explique que Nerdal a disparu depuis deux jours. Elle lui explique aussi qu’elle va fermer le bureau jusqu’au retour de son patron. Peu après leur départ à tous les deux, Pierre revient avec Victor et Marcel et tente de s’introduire chez Nerdal. Après avoir appris que Nerdal vient de s’installer en ville – il travaillait avant à Marseille- ils fouillent les papiers concernant la vente d’arme. Ils arrivent à identifier les fournisseurs de Nerdal (un individu surnommé Le marchand de sable ainsi qu’un autre dont le nom serait El Dotore) ainsi que les clients invités à la vente :

-Le gang de Sade (les successeurs de la bande à Bonot, qui recrutent beaucoup dans les immigrés espagnols)

-Un agent allemand

-Un agent américain

-Harry

-Des membres du clan Guérini

-Des membres de l’association Spirito/Carbone

Fort de ces informations, l’équipe décide de se rendre à Sète, qu’ils savent devenu le port de la ville et donc le principal lieu d’entrée des produits africains en France. Ils estiment en effet que l’individu surnommé le marchand de sable est maintenant le principal suspect et qu’ils pourront obtenir plus d’informations sur lui là-bas. Sur place, ils comprennent que de nombreux navires font la liaison entre Sète et l’Afrique mais arrivent à identifier le marchand de sable comme étant un certain Gary par un marin du bateau sur lequel celui-ci voyageait auparavant. Il avait l’habitude de trafiquer de la marchandise entre Marseille et Alger avant de se faire prendre et de devoir trouver un autre navire sur lequel faire ses petites combines. Malheureusement, pas moyen d’en apprendre plus à Sète si ce n’est que Gary, comme de nombreux marins avaient ses habitudes à Marseille au Bouiboui, dirigé par une certaine Marnie.

De retour à Montpellier ils se retrouvent rapidement face à un inspecteur Cartier passablement énervé : ils ont trouvé dix cadavres dans une salle des ventes appartenant à Nerdal (Nerdal, son assistant, 2 hommes de Guérini, 2 de Spirito, 2 espagnols, 1 américain et 1 allemand) et découvert que le bureau de Nerdal s’était fait cambrioler juste après que Pierre ait été voir sa secrétaire. Entre ça et sa gaffe matinale sur les ecchymoses, cela commence à faire quelques suspicions sur lui et Cartier lui demande donc de ne pas quitter la ville les jours prochains. Pendant que Marcel et Victor rentrent à l’appartement/agence (Victor trouvant d’ailleurs une lettre de son ami aviateur Jean Mermoz lui expliquant qu’il était muté pour des missions d’exploration en Afrique), Pierre décide d’aller chez Lebodi pour le tenir au courant de l’affaire et lui rendre le bras. Là-bas, il est surpris par une question de Brandt sur leur visite à Sète alors même qu’aucun des trois hommes n’avait prévenu Lebodi à ce sujet…

Le lendemain, Pierre décide d’aller faire un tour à l’université de Montpellier pendant que ses deux camarades se rendent à Marseille. A l’université, il rencontre un chercheur préparant une expédition pour le Sahara partant quelques mois plus tard (en novembre). Visiblement, il cherche encore à recruter pour ce voyage et propose à Pierre de candidater. Pierre passe le reste de sa journée dans des recherches sur les civilisations sahariennes. Ses lectures confirmeront les impressions de l’équipe sur l’objet en vente qui serait bien un objet traditionnel de là-bas qui permettrait de survivre dans des températures extrêmes et sans eau.

Pendant ce temps, Marcel et Victor se dirigent vers Marseille, Victor étant au volant. Soudainement, il se gare en urgence sur le bas-côté et Marcel le voit perdre connaissance. Marcel décide alors de le conduire, comme il peut, jusqu’à l’hôpital le plus proche. Cinq minutes plus tard, il voit enfin Victor revenir à lui et l’entend expliquer de façon totalement paniqué qu’il a rencontré La Bonne Mère et que celle-ci lui a intimé l’ordre de quitter Marseille, surhommes et criminels n’étant plus les bienvenus dans sa ville. Malgré cela, Marcel et Vicor décident d’aller jusqu’au Bouiboui avant de partir rapidement. Pendant que Victor essaye de se remettre de ses émotions, Marcel discute avec Marnie qui lui explique que Gary Tokarev revenait du Sahara à peu près tous les 6 mois avec divers objets à vendre et que lors de son dernier voyage, il naviguait sur le Carthago. Lorsqu’il était en ville, il avait tendance à s’installer dans les camps de réfugiés, de préférence espagnols, là où il se sentait le plus inaccessible… Au cours de la conversation, Victor reperd connaissance et retrouve La Bonne Mère qui le somme une nouvelle fois de quitter la ville. Tous deux décident donc de repartir au plus vite. Peu après être sortis de la ville, c’est au tour de Marcel de perdre connaissance et de rencontrer, à son tour, La Bonne Mère qui lui ordonne sèchement de ne plus revenir…

la bonne mère (imaginez en couleur sans l'enfant)
La Bonne Mère, gentille protectrice (imaginez en couleur sans l’enfant)

De retour à l’appartement, Pierre, Victor et Marcel échangent leurs nouvelles informations lorsque quelqu’un frappe à la porte. En allant ouvrir, ils trouvent un mot les menaçant de mort s’ils ne ramènent pas le fusil à radium. Après une rapide discussion, tous trois décident qu’attaquer le bureau des saisies serait une folie et qu’il est hors de question de l’envisager. Ils décident donc de se reposer avant d’aller, le lendemain, dans le camp de réfugié de la ville enquêter sur le marchand de sable.

Après une bien courte nuit de sommeil, tous trois sont réveillés dès l’aube par l’inspecteur Cartier. Il a innocenté Pierre (il n’était pas en ville au moment de la mort d’Harry) mais revient pour un gros problème : le dépôt des preuves a été attaqué dans la nuit, le gaz permettant de traverser les murs a disparu et la police veut l’aide de toute personne pouvant en apporter. Après un court passage sur place pour prendre des informations, Pierre, Victor et Marcel finissent par se rendre dans le camp de réfugiés de la guerre civile espagnole. Après avoir passée une entrée cernée de manifestants et des postes de contrôles médicaux, ils peuvent enfin entrer dans le camp et découvrir une zone totalement sinistrée où la population rencontre un étrange retour de la grippe espagnole. Les personnages apprennent avec difficulté que deux membres du camp ont rejoint le gang de Sade et obtiennent leur adresse mais surtout, ils découvrent que le marchand de sable vient de partir il y a peu en direction de Sète et que son navire, effectivement le Carthago, va prendre la mer sous peu. Ils décident donc de repartir au plus vite et de rejoindre Sète.

Le carthago.
Le Carthago, sur le départ.

A Sète, le Carthago est en effet sur le point de partir, heureusement une intervention à la commanderie permet de différer son départ. Voyant cela, le marchand de sable s’enfuit à la nage pour rejoindre l’autre côté de la baie. Chacun des personnages décide alors de le rejoindre là-bas : Marcel avec la voiture (il arrivera largement après lui), Victor en volant, révélant à beaucoup son pouvoir (il arrivera peu après lui) et Pierre à moto, utilisant toutes ses capacités (il arrivera avant lui). Un duel s’instaure entre Pierre et son fusil et Gary Tokarev, créant autour de lui une tornade de sable et envoyant sur son adversaire de puissant jets de sable. Cet affrontement leur inflige de gros dommages à tous les deux et le marchand de sable semble prendre un peu le dessus lorsqu’arrive Victor, équilibrant le débat puis Marcel, percutant de plein fouet le maléfique surhomme et l’achevant sur le coup. Une fois cette victoire acquise, les trois hommes décident de rejoindre Montpelier pour ne pas trop se découvrir, Victor refusant d’ailleurs une interview de Léo Malet, tout juste arrivé sur place.

Une fois rentré en ville, les trois hommes décident de se rendre à l’appartement des hommes du gang de Sade. Ils le découvrent délaissé depuis quelques jours mais remarquent immédiatement que trônent sur les murs des plans de bâtiments signés Le Corbusier, chaque bâtiment étant associée à une ville différente. Au vu des numéros de pages, trois villes manquent,…

FIN DE LA PARTIE

JDR : CR de la première partie des Brigades

JDR : Pierre le Martel

Personnage de Fabien

Background :

Non écrit pour le moment. Quelques informations :
– a été médecin militaire et sniper militaire
– a travaillé a Paris en collaboration avec le CID
– a quitté Paris suite à une histoire de coucherie relatée dans la presse
– un de ses pouvoirs est de pouvoir réussir à estimer des trajectoires à l’avance et très bien les anticiper

Partie technique :

Allure 2
Cognition 3
Prestesse 4
Ténacité 2
Robustesse 3
Sensibilité 4

Profils :
– Militaire 5
– Médecin 3
– Universitaire 2

Pouvoirs :
– Hyperkinésie
– Hyperagilité
– Régénération accélérée

JDR : Pierre le Martel

JDR : Marcel Duval

Personnage de Christophe

Background :

Né en 1900, Marcel Duval est issu d’une famille d’instituteurs. Epargné par la grande guerre (l’armistice fut signé avant qu’il ne connut le front), il put continuer ses études. Patriote et nationaliste convaincu, après avoir eut ses examens, il réussit à se faire engager dans un laboratoire de recherche militaire.

Il fut finalement affecté au programme R.A.D.A.R. (Réseau Avancé de Détection Aérienne au Radium), programme développé pour lutter contre le perfectionnement de l’arme aérienne. Tout allait bien jusqu’en 1930, date à laquelle se produit un accident lors de la mise en route du prototype qui explosa, le flash rendant Marcel aveugle.

Pendant sa convalescence, le bruit devint une gêne de plus en plus importante. En effet, le moindre bruit pris des proportions importantes jusqu’à devenir insupportable (même une fourchette tombant au sol faisait autant de bruit qu’un train arrivant en gare à plus de 5 kilomètres de la).

Au fil des mois, Marcel se rendit compte qu’il pouvait « gérer » le bruit, un peu comme une chauve souris. Tout commença lorsqu’il commença à distinguer ses mains et prendre des objets sans tâtonner, sans toutefois pouvoir voir ce qui l’entourait. C’était comme « sentir » l’espace, sensation qui continua à croître jusqu’à pouvoir deviner ce qui se trouvait autour de lui. Il se mit alors à travailler ce « don », jusqu’à parvenir à gérer la zone immédiate autour de lui, et pouvoir « voir » un peu plus loin avec de l’entrainement.

Puis, il put quitter l’hôpital. Là, le son de la rue l’envahit, mais il réussit à le supporter tant que le son n’était pas trop fort, mais arrivait toujours à distinguer ce qui l’entourait. En traversant une rue, il ne réussit pas à « voir » un cheval qui s’était emballé lui foncer dessus. Il poussa alors un cri lorsqu’il le « vit ». Contre toute attente, le son dérouta le cheval, et aussi les personnes présentes autour de lui. Perturbé par la situation, Marcel se hâta de rentrer chez lui.

Là, il se mit à travailler pour reproduire ce son et fit une découverte : avec de l’entrainement, il pouvait moduler la fréquence de sa voix et produire des sons allant des ultrasons aux infrasons, et cela de façon plus ou moins fort.

Satisfait de cette découverte, et après l’avoir travaillé suffisamment (l’année 1934 venait tout juste de commencer), Marcel contacta le responsable de son ancien centre de recherche, afin de savoir ce qu’il pourrait faire de ce pouvoir. Ce dernier l’orienta alors vers une certaine organisation.

Partie technique :

Allure 2
Cognition 6
Prestesse 4
Ténacité 2
Robustesse 2
Sensibilité 4

Profils :
– Militaire 1
– Scientifique 6
– Universitaire 3

Pouvoirs :
– Cri de la Banshee
– Vue de l’esprit

JDR : Marcel Duval

JDR : Victor Becker

Personnage de Matthieu

Background :

Victor Becker est né en 1902 près de Metz.
Dès son plus jeune âge, Victor baigne dans le domaine de l’aviation, son père faisant parti de l’aviation militaire française depuis 1909. Il a déjà parcouru à de nombreuses reprises les cieux avec son père avant d’atteindre ses 21 ans et de pouvoir s’engager dans la désormais Armée de l’air française.

De 1920 à 1924, il resta dans le régiment de Metz-Frescaty. C’est dans ces premières années de services qu’il fit la connaissance d’un futur grand nom de l’aviation : Jean Mermoz. Ils allaient devenir très rapidement de très bons camarades jusqu’au départ de ce dernier pour la Syrie en 1922.

Victor resta dans le régiment et se fit rapidement remarquer par sa persévérance, son endurance, ses capacités et son amour des cieux.
Fidèle à l’armée et considérant le fait de devoir servir son pays et ses habitants comme un honneur, comme l’avait fait son père avant de décéder en vol pendant la guerre, il n’hésita pas longtemps lorsqu’on lui proposa d’aider l’Armée pour la mise au point de technologies de pointes utilisant le radium dans le domaine de l’aviation.

A partir de 1925, Victor testa et valida de nombreuses expérimentations et autres avancées technologies.
La plus grosse avancée fût surement l’utilisation d’un appareil propulsé au radium permettant de pouvoir faire voler de manière très précise une unité humaine.
Pendant un essai, un accident se produisit en plein vol. L’appareil s’emballât et devint incontrôlable. Victor ne pût contrôler l’appareil convenablement, et s’écrasa avec fracas au sol, l’appareil ne survécut pas au choc et fût détruit, libérant par la même occasion une forte dose de radium.

Victor survécut mais fût grièvement blessé. En plus de l’incapacité d’utiliser ses jambes à cause de l’accident, il se rendit compte que la forte exposition au radium l’a rendu quasiment sourd.

Ces deux années de convalescence et de rééducation lui permirent de retrouver l’usage de ses jambes, mais son audition resta éteinte.
Ne pouvant plus piloter à cause de ce handicap, il décida de quitter l’armée, ou plutôt l’armée n’eut plus eu besoin de lui. Il préféra donc partir et changer de vie.

En 1928, il déménagea de l’autre coté de la France et décida d’aller s’installer à Montpellier.
Tout en profitant un maximum de ce que cette nouvelle vie pouvait lui offrir (l’indemnisation particulièrement intéressante que l’armée lui avait fournie aidant), Victor se rendit compte que son handicap n’était pas si gênant que ça.
Peut-être parce que naturellement il développa une capacité particulière sans qu’il ne s’en rende compte consciemment, il apprit à décrypter efficacement le langage corporel, voir à lire sur les lèvres et se rendit compte que les sons n’était pas ce qu’il y avait de plus adéquat pour réussir à juger ou comprendre les comportements d’autrui.
Il se rendit compte qu’il était capable de comprendre beaucoup plus facilement les réactions des personnes, leurs envies ainsi que leurs secrets de cette manière qu’avec son ouïe.

Il décida alors de se servir de cette capacité du mieux qu’il put et de la mettre au service des autres.
Grâce à l’argent de l’armée, il ouvrît en 1930 une « agence privée de recherches » avec grand succès. Relativement discrète la société résolût plusieurs cas allant de la simple filature conjugale à des crimes en passant par certaines affaires étranges mêlant des soit disant surhommes.
Ce dernier genre d’affaire semblait d’ailleurs être de plus en plus fréquent.

Tout se passait relativement bien quand, un matin un évènement survint, Victor se réveilla non pas dans son lit, mais… au dessus, flottant à un gros mètre dans les airs. Décontenancé, il ne sût quoi faire, quand tout à coup il retomba brusquement.
Le phénomène se reproduisit de plus en plus fréquemment, Victor compris vite que cette bizarrerie n’était pas étrangère à son accident 5 ans plus tôt. Foutu radium.
Au fil du temps, il apprit à contrôler cette sensation, et fût, au bout de plusieurs mois, capable de léviter de manière consciente.

L’altitude maximale atteinte augmenta rapidement, ainsi que ses capacités de se déplacer. Il fût à partir de ce moment très rapidement capable de voler de manière rapide et précise.
Il n’a par contre jusqu’à ce jour jamais essayé de pousser au maximum ses capacités, la possibilité de voler le rendait le plus heureux du monde, mais sa peur issue de son accident l’empêche jusqu’à maintenant de tester ses capacités à leur paroxysme.

Il garda cette capacité secrète, personne n’était au courant selon lui de son « pouvoir ». Ayant côtoyé un minimum certains surhommes au cours de ses enquêtes et ayant vu comment la majorité finissait il préféra maintenir le voile tant que possible.

Pendant près de 4 ans, utilisant ces deux capacités particulières, Victor mena de main de maître son agence qui commençait à se faire un sacré nom dans la ville, voir la région.
Quand un jour, un certain homme vînt le voir, lui fît comprendre que son secret n’était pas si secret que ça et qu’il avait besoin de lui pour une mission importante, une mission qui lui permettrait de revenir à ses idéaux originaux. Servir son pays, aider la population… Sauver sa ville.

L’idée fût alléchante, mais méfiant il refusa. Un argument de poids le fît rapidement changer d’avis. Cet « homme » lui proposait bien mieux qu’un nouvel idéal. Il lui proposait également de lui redonner son ouïe, de l’améliorer…

Partie technique :

Allure 3
Cognition 3
Prestesse 4
Ténacité 2
Robustesse 4
Sensibilité 4

Profils :
-Militaire 4
-Policier 3
-Journaliste 3

Pouvoirs :
– Vol
– Audition artificielle

JDR : Victor Becker

Jdr : Brigades chimérique. Présentation.

On vient de commencer une partie de jeu de rôle sur Orléans. L’univers dans lequel nous jouons est celui de la brigade chimérique et notre partie prend place à Montpellier en aout 1936. Voici les informations que j’ai fournies aux joueurs avant la partie :

Point géopolitique :

En gros, c’est assez similaire à ce qu’il s’est passé :

Attention, c’est HYPER schématique ce que je vais écrire. Après première guerre, les perdants ont les boules et ça plus la crise économique de 1929 cela provoque une montée des extrémistes en Europe.

-Mussolini en Italie

-Hitler en Allemagne

-Staline en URSS

-Franco en Espagne qui se retrouve opposé à des personnes soutenus par l’URSS

A côté de ça, les français et les anglais ne réagissent pas et laissent faire.

Ici, on a :

-Le Gog en Italie qui prend le pouvoir grâce à son fric

-Mabuse en Allemagne

-Le Grand Frère et Nous-Autres en Russie

-La Phalange en Espagne qui affronte des personnes soutenus par Nous-Autres et menés par le Partisan.

A côté de ça, les français et les anglais ne réagissent pas et laissent faire. En Angleterre l’Accélérateur est le protecteur de Londres. En France, Marie Curie a longtemps supervisé la défense de Paris avec son Institut du radium. Malheureusement, elle est décédée en 1934, chargeant le Nyctalope et son organisation (le CID) de défendre Paris à condition qu’il intervienne en Espagne si Mabuse attaque le pays. Irène et Frédéric Joliot-Curie ont pris la tête de l’Institut du radium mais leur influence est affaiblie à cause de leur sympathie pour Nous-Autres.

La partie commence en aout 1936, peu après que l’Accélérateur et le Nyctalope officialisent leur non-intervention en Espagne, trahissant ainsi la promesse faite par le Nyctalope à Marie Curie.

Montpellier là dedans ?

Historiquement et par sa position entre Espagne et Italie, Montpellier a toujours été une cité de commerce et d’immigration, accueillant une grande population étrangère. Les récents événements dans ces deux pays, particulièrement la guerre civile en Espagne, ont bien entendu modifié la situation en accélérant la croissance de la ville. Un camp de réfugiés d’origine hispanique occupe maintenant les faubourgs ouest de la ville. Il est particulièrement délabré et régulièrement embrasé par la violence. La population locale voit d’un mauvais œil ces nouveaux arrivants et les tensions sont légions. Paul Boulet, maire de la ville, essaye tant bien que mal de gérer la situation, étant clairement favorable aux républicains espagnols. Il est accusé par ses opposants de collusions avec Nous Autres.

Du fait de sa situation, Montpellier est un lieu de rencontre privilégié pour les trafics en tout genre (armes, informations, œuvres d’arts,…) qui profitent de ces conflits et font la fortune de nombreux marchands peu scrupuleux. De la même façon, Montpellier a pris la place de Marseille en tant que place de contrebande de produits africains. En effet, « La bonne mère », protectrice de Marseille a décidé de bannir toute contrebande de sa ville avec le soutien du maire. Au contraire, Paul Boulet ne considère pas ce problème comme prioritaire et privilégie tout ce qui pourra enrichir sa ville et permettre à sa population de vivre en paix. Profitant donc de sa taille et de la proximité de la mer, Montpellier est donc devenu la véritable pierre tournante de ce commerce.

Montpellier s’impose aussi comme une grande ville universitaire, développant de nombreuse collaboration avec Londres et les Etats-Unis, en particulier dans le domaine de la chimie, attirant ainsi de nombreux scientifiques renommés, quittant la capitale et ses dangers,… On peut notamment citer Léopold Nègre, revenu dans sa cité natale après des passages à Alger puis à l’Institut Pasteur de Paris.

Dans le milieu artistique, un jeune homme commence à se faire sa place, un certain Léo Mallet, touche à tout, à la fois écrivain, poète surréaliste et journaliste anarchiste. Dernièrement, il s’intéressait à un jeune détective privé du nom de Nestor Burma,…

Concernant les surhommes, Montpellier a eu le même cheminement que la plupart des villes de province. Longtemps laissé en paix suite à la première guerre mondiale, ces villes ont pu vivre loin de toute cette agitation parisienne. Néanmoins, depuis 1930, les menaces apparaissent et c’est tout naturellement que des surhommes se sont levés pour protéger la ville. Néanmoins, aucun groupe n’est clairement identifié jusqu’à aujourd’hui.

Quelques éléments d’actualité :

-les jeux olympiques de Berlin viennent de se finir depuis quelques jours sur la domination des athlètes allemands, pour le plus grand bonheur de Mabuse. Seule la domination de Jesse Owens en athlétisme aura limité sa victoire totale.

-Paris est occupé par la préparation de l’exposition universelle qu’elle doit organiser en 1937. Ce sera pour elle l’occasion de présenter sa transformation en profondeur grâce au radium…

-Montpellier était une ville calme jusqu’à peu de temps. Mais visiblement, cette époque est révolue et la criminalité augmente sans cesse.

-Les dernières municipales, en 1935 ont vu la majorité de Paul Boulet à Montpellier être renforcée. Au contraire, Simon Sabatini a renversée la municipalité en place à Marseille avec le soutien implicite de “La bonne mère”, protectrice de la ville.

-Alors que l’épidémie de grippe espagnole semblait éradiquée depuis quelques temps, il semble qu’elle ne reparte de plus belle et que les solutions précédentes ne marchent plus trop… Le camp de réfugié aux portes de la ville est particulièrement touché.

-Le Jazz Club Etoile va bientôt recevoir le Benny Goodman Quartet, un groupe américain très prisé et les places se vendent comme des petits pains. Le tout Montpellier devrait s’y retrouver.

Je posterai plus tard l’historique des différents perso (avec un peu d’éléments techniques) et probablement un CR de la première partie.

Jdr : Brigades chimérique. Présentation.

Utopie et Jeanne d’Arc.

Peu de vrai inspiration en ce moment et je passe pas mal de mon temps libre à préparer une partie de jeu de rôle de la brigade chimérique.

A coté de cela, j’ai aussi lu le hors série du Point sur les Utopies :

utopie

Si je ne goûte guère la revue en elle même (j’en profite d’ailleurs pour vous conseiller le tout nouveau Society), j’apprécie bien les hors-séries littéraires/philosophiques qui me sont passés entre les mains. Et les utopies et contre-utopies faisant parti des sujets qui me passionnent (Une des rares choses que j’ai gardé des Fourmis de Werber, je pense), j’ai décidé de lire celui-là. Et je dois, une nouvelle fois, saluer le travail effectué et vous encourager à le lire, que le sujet vous intéresse ou pas d’ailleurs. On a le droit à un retour sur les textes, époques après époques, à une analyse évolutive, faisant état de ce que chacun apporte ainsi qu’à une forme de mise à jour de ce qui nous reste aujourd’hui. Cela m’a d’ailleurs permis de découvrir le quartier Christiania à Copenhague. Bref, une bonne lecture que je ne peux que vous conseiller.

Je voulais aussi évoquer The Voices, de Marjane Satrapi.

thevoices

Ce film m’intriguait pas mal et partait avec un gros capital sympathie :

-un principe sympa avec un mélange cinéma de genre/comédie que je ne peux qu’aimer (je vous ai déjà parlé d’Alex de la Iglesia non? Et des Coen?)

-Marjane qui est totalement barrée et dont les films précédents, à 1000 lieux de ce projets m’avaient convaincus.

-Ryan Reynolds que j’apprécie sans savoir pourquoi

-Anna Kendrick que j’apprécie en sachant pourquoi

Et cet à priori positif s’est avéré juste tant je me suis éclaté :

-c’est drôle à un point… mais vraiment (les animaux,…)

-le cast est génial et j’ai eu l’impression que le film (et les rôles) a été écrit pour eux, l’adéquation rôle/acteur est parfaite. Et Reynolds très bon (j’ai été scié en découvrant qu’il faisait lui-même les voix des animaux) pendant que Kendrick est fondante

-l’histoire est  assez simple et classique mais se tient bien et ne nous laisse pas en sortir

-visuellement, c’est très beau. On sent que la réalisatrice vient du monde de la bd et cela donne un rendu surnaturel/féérique/cauchemardesque qui se prête très bien au film.

Bref, un très bon film, à aller voir absoluement. 5,5/6

J’ai aussi été voir Still Alice qui est aussi très bon et qui vaut aussi son 5/6 ainsi que quelques larmes…  Julianne Moore est parfaite comme d’hab et Kristen Stewart me convainc de plus en plus. Après un début d’année bien triste, ça fait du bien ce genre de film (et Inherent Vice)

Et Big Eye, 2/6. Oui.

Utopie et Jeanne d’Arc.